Il y’a t-il de la place que pour un seul noir dans le judo en France ?

Émilie Andeol vient de faire un témoignage poignant dans Le Parisien concernant sa traversée du désert sur le plan professionnel.

« Aucun sponsor n’est arrivé, aucune proposition n’a été faite.

« On me disait : Tu comprends, il y a Teddy Riner. Et alors ? Je suis une femme, j’ai mon histoire… »

Traduction : il y’a de la place pour un seul noir.

Comme si l’existence même de Teddy Riner suffisait à balayer d’un revers de main ce que pourrait accomplir une femme noire et ronde, en insufflant l’envie à des adolescentes qui peuvent se projeter sur elle par exemple !

Émilie Andéol le dit d’ailleurs dans l’interview :

« Pas simple adolescente d’être pas très grande, ronde et noire, le sport m’a donné confiance en moi.

J’aimerais que mon parcours aide des jeunes…»

Dans l’article c’est d’ailleurs la seule fois où il est fait mention de sa couleur de peau.

Et c’est bien une partie du problème en France où ce jeu de dupes nous empêche de nous questionner vraiment sur les dynamiques de race. Car soyons sûr qu’une championne olympique blanche aurait déjà trouvé un emploi. Soyons honnêtes !

En substance ce qu’on comprend du message envoyé par les sponsors et entreprises français c’est que :

  • Il y’a déjà un noir de service dans le judo (Teddy Riner)

Et ce, peu importe qu’une femme noire ne vive pas exactement la même expérience qu’un homme noir.

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