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La Kpop et l’appropriation culturelle

À la question « pourquoi les groupes de kpop finissent toujours par s’engager sur le chemin l’appropriation culturelle ? » la réponse est simple : parce que… (roulement de tambours) Iels s’en foutent de piller d’autres cultures.

Si vous êtes fan de Kpop et que vous ne voulez pas déconstruire votre vision de ce genre, passez votre chemin. Car ce que j’ai à dire est pénible à entendre pour les stans.

L’industrie de la Kpop s’en fout de faire de l’appropriation culturelle puisque… les groupes de kpop font volontairement semblant d’être ignorant en la matière, soyez certain que ce n’est pas une erreur de leur part. Pour les avoir vu se faire call out à chaque fois puis s’excuser mollement (parfois), on peut dire que le manque de considération est flagrant.

Ce qu’il y’a d’insidieux avec l’appropriation culturelle c’est qu’on va toujours te riposter que c’est par amour de la dite culture qu’on s’approprie, donc ce n’est rien de bien méchant. Sauf qu’au final on se retrouve dans le cas de la Kpop avec des groupes occupés à se faire de l’argent sur le dos d’autres cultures (afro américaine, desi, hawaïenne ) en mimant ce qui les amuse.

Il faut dire que se grimer régulièrement à coup de blackface et brownface c’est quand même le comble du mépris quand cela vient de gens qui sont de base à fond dans le whitewashing. La culture coréenne est réputée pour son utilisation des produits blanchissants. Pour être beau/belle il faut avoir la peau blanche.

Analysons maintenant le rapport de la Kpop à la danse, la plupart de leurs chorégraphies s’inspire en règle générale du breakdance sans jamais rendre hommage aux créateurs de cette danse ni même les mentionner à aucun moment.

À les voir se l’approprier on pourrait croire que la pop coréenne a inventé le breakdance. Sans jamais donner aucun crédit aux Noir.es qui l’ont rendu populaire.

Maintenant en ce qui concerne les fans : certain.es stans de Kpop sont négrophobe et iels ont toujours quelque chose à dire quand leurs favoris s’approprient d’autres cultures.

J’ai donc peu d’espoir d’une quelconque évolution dans cette industrie. Aujourd’hui la Kpop est devenue tellement incontournable et leur emprise grandissante ne change rien au fait qu’iels continuent à piller la danse, les tenues vestimentaires, les coiffures, ou encore mimer et se moquer d’autres cultures.

Bref iels veulent juste continuer à se déguiser en Noir.e le temps d’une chanson quoi.

Clap de fin pour le Cinéma ?

Un exploitant ciné a détruit à coups de batte un matériel promotionnel pour Mulan suite à l’annonce de Disney de le sortir directement sur Disney+. C’est dans ce contexte que j’écris cet article. Je suis avec intérêt ce qui se passe avec Mulan. Je m’interroge sur Twitter, est-ce le début de la fin du cinéma ? En tout cas tel qu’on le connaît maintenant.

Personnellement je ne suis pas en train de pleurer sur « la mort » du cinéma. Les changements font partie de la vie.

Il y’a plein de choses qui ne vont pas me manquer de toute façon. Netflix avait déjà révolutionné notre vision du cinéma. Exit les punaises de lit, les pop corn beaucoup trop cher et devoir se taper des gens malpolis (parfois). Ça ne veut pas dire que je n’en garderais pas de bons souvenirs.

Avec mon mari, nos premières sorties étaient Drive/cinéma. On était jeunes (19 ans) et on en a dépensé des sous parfois pour des films qui n’en valaient pas la peine.

Lorsque l’expression Netflix & Chill a été inventé c’est là que je me suis rendu compte du changement qui s’opérait. Les sorties au cinéma ont été remplacé par son canapé et la possibilité de se câliner sans déranger personne. On est d’ailleurs de fervents partisans de Netflix and chill. Mon mari étant un chef de cuisine, je vous assure que le pop corn est meilleur chez moi. Il en fait un à tomber par terre avec du caramel et de la cannelle.

Tout ça pour dire, maintenant on a Netflix, Hulu, Prime, Disney+ et bien d’autres. Et une pandémie est également passée par là.

Le monde change et il s’agirait de ne pas se morfondre mais plutôt se réjouir que les films soient désormais plus accessible à un plus grand nombre de gens. Même s’il y a encore un problème de prix avec les plateformes de streaming. (mais ce sera peut-être le sujet d’un autre article).

Mulan sera par exemple disponible au prix de 29,99$ ce qui me semble bien parti pour faire un bide. Il faudra voir ce que va donner ce système mais avec des prix abordables pour tous.

Disney be like

Car que l’on veuille se l’avouer ou non, c’était quand même un privilège d’aller au cinéma.

Est-ce que Black signifie vraiment King ?

J’ai vu Black is King de Beyoncé et visuellement elle a encore une fois fait le taff.

Elle ne nous a pas laissé tomber et le sens artistique est là, les sons qu’on connaissait déjà et qu’on peut donc chanter à tue-tête , les collaborations triées sur le volet, les costumes.

Je sais que je suis faible de succomber à cette vision rêvée et afro-americano centrée de l’Afrique mais on a tellement peu d’œuvres capable d’avoir ce genre d’impact. Certaines sur Twitter appellent ce genre « la wakandification de la pop culture africaine». Vous savez penser qu’on est tous et toutes (nous les Afro-descendant.es de lignée royale.

La blogueuse @Clumsy_Mummy rappelle d’ailleurs sur Twitter :

« chez les Soninkes tout le monde n’est pas roi ou reine ni chef de village … d’où les tensions dernièrement entre les castes des esclaves et les nobles.»

Dans mon pays d’origine (Haïti) on a également cette mentalité « Royale». Beaucoup de généraux disaient descendre de prince, royauté. C’est le cas de Toussaint Louverture qui est pour nous un Prince. Je ne sais toujours pas si on avait la preuve qu’il l’était vraiment… On raconte, au sujet de ses origines, qu’il aurait été le fils de Gahou Deguénon, un prince africain d’Allada (actuel Bénin). Cette rumeur circulait de son vivant et je pense qu’il n’a rien fait pour le démentir car on en avait besoin justement.

Peut-être que c’est normal qu’on veuille à tout prix être d’ascendance royale. On est juste toujours coincé dans cette phase où on est tellement pas traité comme des êtres humains depuis des siècles qu’on cherche à tout prix à se grandir. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec la réthorique Black is King de Beyoncé.

Pour bien appuyer ses dires, Beyoncé nous sort un film hauts en couleur et fort en symboles.

Brown skin girls est mon préféré 🤎
Oui le majordome est blanc et vous allez rien faire.

Mention spéciale pour tous les servants qui sont blancs. (Ce sont les seuls blancs dans le film.) J’ai éclaté de rire parce qu’elle est petty Bey il fallait le faire.

Celleux qui l’accusent de suprématie Noire et ne sont pas capable de voir que :

1. C’est de l’art ça sert également à faire passer des messages. Dans le cas présent le Noir étant le roi, le Blanc qui nous a esclavagisé nous sert. Oui on exprime notre rage à travers l’art : breaking news.

2. Qu’on vit dans une société tellement inégalitaire que ça n’arrivera jamais.

Je ne peux rien pour vous si vous êtes pas réceptifs chacun son truc, ainsi le monde est fait.

Concernant la production du film en lui même, d’un côté je suis un peu déçue que toutes ces jolies images soient la propriété de Disney mais en même temps c’est un peu hypocrite de ma part vu que je n’ai jamais été intéressée par Tidal. Donc who am I kidding ?

Pour conclure, non on est pas tous/toutes des fils/filles de Roi mais vous savez quoi ça change du trauma porn qu’on nous sert d’habitude. Mais y’a pas à dire Beyoncé elle est la Queen de la Pop Culture et elle nous le prouve encore une fois avec Black is King

Cancel culture n’existe pas : la preuve avec le cas JK Rowling

Si vous traînez sur Twitter et que vous êtes fan de la saga Harry Potter vous avez sûrement déjà vu les tweets gênants de sa créatrice JK Rowling.

Ayant toujours un avis sur tout, ce mois-ci JK Rowling s’en prend aux femmes trans en étalant sa vision moyenâgeuse de LA femme.

Extrait de son article de blog

Si on a vu l’émergence d’hastags comme #JKRowlingisoverparty et #CancelJkRowling je suis désolé de vous l’apprendre : cela ne veut rien dire.

La liste des stars qu’Internet a cancel est longue. De R Kelly en passant par 6ix9ine, tous styles confondus on les a cancel. Et même JKR on l’a annulé des centaines de fois.

Mais le fait est qu’elle est toujours millionnaire et qu’en plus on lui offre une jolie plateforme ! Elle se plaint dans une nouvelle tribune d’avoir été blessée pour avoir défendu à ses 14,3 millions de followers sur Twitter que l’existence même des personnes transgenres ne comptent pas. Si ce n’est pas la preuve que Cancel culture n’est pas ce que l’on croit… et qu’il est peut-être temps de prendre du recul.

La culture d’annulation est l’affirmation selon laquelle des personnes au hasard sont impactées simplement pour avoir exprimé leurs opinions. Pourtant, chaque fois que JK Rowling dit quelque chose de transphobe, des milliers de personnes lui apporte leur soutien publiquement et sans conséquences.

Si cancel culture était vraiment aussi efficace, on assisterait à la pauvreté soudaine et complète de JKR.

Hors ce n’est pas le cas. Pas pour une femme cis blanche riche en tout cas. Car être tenu responsable de sa bigoterie ne peut s’ apparenter à « cancel culture », surtout lorsque l’écrivaine conserve carrière et richesse.

La propagande policière dans la pop culture

Vous avez remarqué que la télé est en boucle sur les show qui font l’apologie de la police ? Une étude américaine a démontré qu’il y avait trois cent séries ayant pour sujet la police à la télé en ce moment ! Dans quel monde a-t-on besoin des centaines de séries policières ?

Prenons par exemple le plus populaire dans le genre propagande policière : New York, police judiciaire aka Law & Order. Non seulement c’est un concentré de victim porn, mais en plus l’un des spinoff (Unité spéciale) s’est spécialisé dans l’utilisation de la douleur des femmes. Le pitch dit tout ce qu’il y’a à savoir dessus. Une unité spéciale de New York, dirigée par le lieutenant Olivia Benson, est chargée d’enquêter sur des crimes à connotations sexuelles en prenant en charge les victimes. Quand des viols deviennent divertissements pour tou.tes, il y’a beaucoup de questions à se poser sur ce qu’est devenue notre société.

Des décennies de brainwashing semblent avoir fait le taff. Beaucoup sont persuadés que la police passe son temps à protéger et servir. C’est ce qu’on appelle la copaganda, à savoir la propagande policière dans toute sa splendeur. Résultats de ce bourrage de crâne : en France pour parler de violences policières Cnews invite…. Veronique Genest. Elle était invitée en tant qu’actrice de la série Julie Lescaut. Si ça ce n’est pas de la désinformation. Car c’est quoi la légitimité d’une actrice blanche de série policière pour parler de la mort d’hommes noirs tués par la police ? Nous ne le saurons jamais.

Le pire dans toute cette propagande ? Beaucoup de show pourraient très bien exister sans le sujet flics. C’est le cas de Brooklynn99 ; toute la clique pourrait démissionner et rejoindre la caserne de pompiers et le show serait tout aussi drôle.

Car en cette période troublée ce qu’il nous faut c’est de la télé sur le démantèlement de la police, de la télé sur un futur sans police. Bref n’en avez vous pas assez de toute cette propagande ?

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Lana Fucking Del Rey

C’est marrant la perception que tout le monde a de Lana Del Rey juste parce qu’elle est blanche. Elle aura beau appeler un album Norman Fucking Rockwell, la presse lui collera toujours une étiquette de sainte nitouche à chaque fois.

Quand Le Parisien titre Lana Del Rey : un nouvel album tout en douceur je me demande vraiment si on a écouté le même album. Parce que bon l’album débute par un : « Goddamn, man-child

You fucked me so good that I almost said, « I love you » ».

Peu importe le nombre de Fuck, shit, bitch par chanson, elle garde pour les médias cette image de blanche pure et douce.

Extrait de la critique du Parisien

À la limite on pourrait dire que ce disque a un vibe nostalgique. Mais c’est le cas pour tout avec Lana Del Rey c’est dans ce qu’elle dégage, on la croirait sorti tout droit d’une gravure des années 60, c’est pas nouveau.

Mais c’est pas parce que Lana Del Rey chuchote à vos oreilles, qu’on doit faire abstraction du fait qu’il y’a rien de délicat dans cet album. Ses lyrics sont assez crus, sa vidéo Doin’ Time a un côté voyeuriste que je ne lui reproche nullement mais qu’on ne peut pas ignorer. Des chanteuses noires comme Rihanna, Normani par exemple se sont fait hyper sexualiser pour moins que ça.

Imaginez le clip de Doin’ Time avec Nicki Minnaj à la place de Lana par exemple et ce serai déjà pas les mêmes éléments de langage.

Ma réaction devant Lana Géante et Dieu sait que je suis une meuf bizarre

Le même journal (Le Parisien donc) soulignait dans la même semaine le style provocateur de la rappeuse américaine pour parler de sa retraite par exemple. Alors qu’on leur a rien demandé…

Quand on vous dit que même en Pop Culture les perceptions sont influencées par la couleur de peau ! La preuve par A + B.

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Le cas Asap Rocky : see when you do clownery

J’ai une pote qui raconte a qui veut l’entendre comment elle a fumé un joint avec Asap Rocky dans l’un de ces clubs In à Paris, et je me refais à chaque fois le film de comment ça se passerait différemment avec moi à sa place, ou si j’étais dans ce club avec elle. Enfin, remettons en contexte, j’ai eu pendant toute ma vingtaine un crush pour ses talents d’artiste, son génie musical, son style vestimentaire et j’en passe. Sauf que la brown skin girl que je suis n’aurait pas pu approcher Asap Rocky.

C’est bien le mec qui a déclaré darkskin girls shouldn’t wear red lipstick. Et de toute façon ce genre de boites m’aurait même pas laissé entrer.

Je n’aime même pas les boites de nuit et Asap s’en foutait des questions de races (sociales les races calmez-vous) c’est bien le mec qui a déclaré, je cite : I live in Soho and Beverly Hills. I can’t relate quand on lui parlait de morts pour violences policières.

Le mec qui est sorti avec que des meufs blanches, des modèles au corps de rêve si on en croit les diktats de la société. Les deux seules meufs noires dans le lot étaient Badgyal Ririh et Chanel Iman. Je ne suis clairement pas le soutien qu’il souhaite.

Par contre ses potes de la West Coast. Hormis Asap Ferg ; logique vu qu’il fait partie de l’Asap Mob sa clique quoi, bah on a pas non plus vu les soutiens défiler.

Justin Bieber a bien posté la pétition sur son Insta mais on se doute bien qu’en ce moment il a besoin de se faire mousser, surtout après l’épisode Taylor Swift.

Rihanna, Hailey Baldwin Bieber (elle y tient donc je précise) se sont bien fendu d’un seul post, 24h dans leur vie en gros. G-Eazy s’est également fait mousser en faisant le blanc conscient de ses privilèges tout ça parce qu’il a fait un seul jour en prison en Suède pour possession de drogue.

Le pire dans tout ça ? Ces contacts à Calabasas l’ont pas aidé. Kanye West a demandé à Kim Kardashian qui a demandé à Donald Trump d’aider le bougre. Eh ben il aurait pas dû vu le capital sympathie de Trump, les suédois voulaient rien lâcher et ont donc rallongé ses semaines en prison.

Pour conclure je n’ai qu’une seule chose à dire, surtout que tout ce que je lui souhaite avec tout son potentiel c’est d’avoir mûri pendant ces 3 semaines en cage.

Aujourd’hui il est libre et maintient que l’expérience l’a rendu humble. J’ose espérer que c’est le cas. C’est en tout cas tout ce que je lui souhaite !

The Gift de Beyoncé C’est ce qu’on appelle un collab project

Ce billet fait suite à celui sur l’album collab project no.6 d’Ed Sheeran.

Je sais que certain.es auront du mal à comprendre mais la ligne est mince entre appréciation culturelle et appropriation culturel. Ma critique d’Ed Sheeran n’était pas gratuite et je n’ai rien contre les albums de collaboration. Mais celui-ci est le parfait exemple de ce qu’est l’esprit culture vulture au contraire de l’album de collaboration de Beyoncé : the Gift.

Ce project collab est vraiment un cadeau 🎁 et je vous explique en quoi il n’est pas comme les autres.

POURQUOI

Ici on a un thème : Africa Spirit en lien avec la sortie du roi Lion. C’est la voix de Nala qu’on entend, et non celle de Beyoncé.

Parce que oui faire un album méli-mélo sans aucun lien, sans qu’on sache le pourquoi du comment juste pour être dans les charts en tant qu’artiste en 2019 c’est simplement plus possible. Tellement que j’ai honte de comparer les deux projets !

COMMENT

On ressent artistiquement une envie de mettre en avant des sonorités africaines et de les faire découvrir aux novices de l’afro fusion, afrobeat …

Ses choix vestimentaires également ne sont pas à prendre à la légère ; un serre tête qui est une création de la styliste ivoirienne Lafalaise Dion.

Lafalaise Dion

Ses tenues provenant encore de stylistes du continent telle que cette pièce de Tongoro Studio nous révèle également cette appréciation d’une culture africaine plurielle.

Tongoro Studio

Sur certains sons comme JA ARA E de Burna Boy, Keys to the Kingdom de Tiwa Savage & Mr Eazi, Beyoncé s’efface pour nous laisser apprécier et découvrir. Ce que n’a pas du tout fait Ed Sheeran.

Une image vaut milles mots.

Ceci est gênant

Ceci est un hommage

I mean, si vous êtes pas capable après ce billet de voir la différence entre appropriation et appréciation : je peux plus rien pour vous !

Ed Sheeran : portrait d’un culture vulture

Aujourd’hui Ed Sheeran nous sort un collab project : No.6 Collaborations Project et ses Stan pensent qu’il a calmé tout le monde.

Alors même que 3/4 de l’album c’est s’appuyer sur des artistes racisés qui montent : H.E.R, Cardi B, Khalid. Comme ça on fait un album de rap sans être un rappeur et on s’achète une street crédibilité, ce qui est parfait pour être dans les chartes tout l’été. 

Comme nous le rappelle la blogueuse Tanuu , La question n’est pas de savoir si c’était un projet collectif ou pas. La question (rhétorique)est de connaitre la visée de ce projet, les raisons de ce choix. Et ces réflexions sont pertinentes parce que #CultureVulture.

Car un chanteur pop rock ne surfe pas brusquement sur la vague rap/rnb pour nos beaux yeux mais parce que ça marche, en gros pour des raisons monétaires.

En plus c’est tout bénéf, il ratisse large. Niveau public il y’en a pour tous les goûts, on peut pas dire le contraire. Mais à quel prix ?

Car mon gros problème avec cette collab c’est que toute la carrière de ce chanteur s’appuie sur l’appropriation :

– Les irlandais l’accusent régulièrement d’appropriation de leur culture, ses paroles étant vu comme un « mishmash of Irish stereotype« .

– Sa team décrit sa musique comme un mélange de pop acoustique, folk et hip-hop.

– Il a été accusé de plagiat à plusieurs reprises : Marvin Gaye, TLC pour ne citer qu’elleux.

Et malgré tout ça, ses fans continuent à n’y voir que du feu…

8 projets féministes pour ce 8 mars

Pour ce 8 Mars 2019 à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme : voici 8 projets Pop Culture à travers le monde à soutenir au nom de la caauuuuse. Toujours mieux qu’un trait de rouge à lèvres, avec du 100% féministe dedans.

Séries à Bingwatcher

4 more shots please !

La série indienne 4 more shots please ! parle féminisme, le patriarcat et les millénials mais en Inde, tout y passe culture du viol, homosexualité et mariage arrangé. Un must à voir

Disponible sur Amazon Prime

Good Girls

Vous cherchez des femmes badass ? Trois mères de famille orchestrent la casse d’un supermarché pour échapper à la ruine et accéder à l’indépendance. Toutes pour une et une pour toutes !

Disponible sur Netflix

Albums à télécharger

Grey Area

Le rap est certes un milieu misogyne mais Little Simz ne se laisse pas faire car elle est LA boss en robe. C’est pas moi qui le dit mais elle ! À écouter Grey Area son dernier album dans laquelle elle fait son autocritique et nous parle de mysoginie, thérapie et estime de soi.

When I Get Home

Si tu veux méditer et te transporter au pays des rêves, l’album de Solange When I Get Home est ce qu’il te faut pour une fin de journée en douceur. Un album inspiré 70’s qui parle à l’âme.

Côté films

Captain Marvel

Selon les critiques, Captain Marvel est un blockbuster enjoué et féministe, qui ne révolutionne pas le genre des super-héros, mais parvient pourtant à être unique.

Et oui ! Captain Marvel le premier Marvel féministe est en ce moment même au cinéma, alors vous savez quoi faire.

Lionheart

Ce film nous directement du Nigeria, une jeune femme reprend la compagnie de son père malade, avec l’aide d’un oncle. Dans ce monde dominé par les hommes, il lui faudra faire ses preuves.

De plus grâce à ce film la scénariste Geneviève Nnaji est devenue la première milliardaire de Nollywood. Netflix aurait acheté son film LionHeart pour 3,8 millions de dollars. À supporter jusqu’au bout !

Disponible sur Netflix

Podcasts en série

Me my sexe and I

Avec Me my sexe and I, Axelle Jah Njiké donne la parole aux femmes noires francophones afin de comprendre leur construction en tant qu’individu et raconter leur réalité, bien loin des clichés. Un podcast qui aborde la sexualité sous un autre angle.

À écouter ici

Quoi de meuf

Quoi de meuf c’est LE podcast avec un point de vue féminin et féministe qui toutes les trois semaines, avec Clémentine Gallot et Mélanie Wanga, et la blogueuse afro féministe ThisisKiyemis offrent un talk féministe, culturel et social à ne manquer sous aucun prétexte pour avoir un point de vue de meufs sur des sujets de société !

À écouter ici