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De Green Leaf à Montero : l’histoire de l’homophobie dans le christianisme

Il faut qu’on parle des églises noires. Et de la façon dont ils ont créé le rejet de beaucoup de jeunes queer noir en utilisant l’homophobie comme rempart. Il s’agit dans cet article d’analyser la façon dont les identités Queer ont été sans cesse, rejetées et condamnées au nom de Jésus en s’appuyant sur des œuvres dans la Pop Culture. Je peux comprendre que cet article choque certains donc je vous invite à ne pas continuer si vous ne souhaitez pas lire des critiques sur l’église.

Si vous me suivez sur Twitter (@miladytay) vous savez sûrement que j’ai été élevé dans la foi catholique et chrétienne. J’ai de la famille adventiste du septième jour, pencotiste et ma mère m’a fait faire toute ma scolarité chez des sœurs. 18 ans à baigner dans un univers où la foi prévaut sur tout, je peux vous dire que la première chose qu’on m’a dit à propos de l’homosexualité c’est que c’est un péché. Déconstruire une homophobie qu’on m’a littéralement transmise, j’ai dû le faire seule. Grâce à mon amour de la Pop Culture et le fait de rencontrer des Queer via Twitter. Je vous mets le contexte pour comprendre de quel point de vue je pars mais en fait cet article n’est je vous assure pas par rapport à moi. Mais enfin me direz-vous c’est quoi ton point alors ?

De ce que j’ai lu, il y a de nombreuses preuves anthropologiques et sociologiques sur le fait que l’homosexualité a été présentée par les premiers explorateurs et missionnaires européens comme une preuve du bien-fondé de l’évangélisation des peuples africains. C’est donc une double sanction que subisse les queer afro descendants. La série Greenleaf offre l’occasion d’interroger la position discriminatoire de l’Église sur l’homosexualité. Greenleaf mesure le coût de la piété et du silence pour les personnes LGBT, et jette un regard sérieux et mûr sur les tensions et l’héritage des noirs queer dans l’église noire.

Parce que de nombreuses fois j’ai vu passer le débat de l’homophobie dans nos communautés sans jamais faire le lien entre cette haine et la religion. Je vous invite à regarder la série juste pour ça en vrai, car je peux vous assurer que la haine des homosexuels dans beaucoup de pays avec une communauté afro est intimement lié à la religion qu’ils pratiquent et cet œuvre le montre avec franchise. Mon intérêt pour le vaudou sur le tard me l’a confirmé. Tout ce qui est mal étant rattaché au vaudou, en Haïti les LGBTQ+ ont toujours su qu’ils pouvaient retrouver refuge dans la religion de leurs ancêtres. Le vaudou, parfois associé à un culte obscur, est réprimé par une partie de la population en Haïti. Mais parce que la culture vaudoue fait peu de cas des questions de genre, elle est accueillante pour les personnes queer, homosexuelles ou trans, confirme Mario LaMothe, professeur au département d’anthropologie de l’Université de Chicago et auteur de plusieurs livres sur les rituels religieux afro-caribéens.

Nous avons toute cette conversation à cause de Call me by your name, Montero de Lil Nas X. La vidéo est symbolique dans le sens où il s’intéresse à la façon dont les membres du christianisme ont diabolisé l’existence des personnes LGBTQ + sur une idée fausse du «péché». Comme un goût de réclamation d’identité, reflétant toutes ces années à se faire dire «Tu vas en enfer!» pour simplement aimer et exister ! On stan #LilNasX qui réussit à aborder un sujet pas facile au prime abord en moins de 3 minutes ! Je vous invite à regarder la vidéo sur YouTube et bien sûr faites-vous vos propres idées. Mais il faut clairement que la communauté noire change sa façon de traiter les personnes queer. Car cette vidéo ou tout autre œuvre de noir queer littéralement «c’est ainsi que vos croyances et vos pratiques m’ont traumatisé. C’est comme ça que j’ai choisi de gérer ça »et pourtant les chrétiens ont réussi à tourner cette conversation sur le manque de respect et la fin des temps, au lieu d’écouter avec amour et d’être poussé à faire mieux. Moi la question que je me pose, c’est de savoir quand on sera amené à faire passer le bien être de nos sœurs et frères avant une religion. Il est temps un peu.

The One Netflix est une série écrite par un homme et ça se voit

ATTENTION SPOILERS – Tu sais cette impression tu as quand tu es une femme et que tu sais qu’une œuvre est écrite par un homme ? C’est exactement ce que j’ai ressenti en regardant la série The One de Netflix.

Toujours en tête des séries les plus vues en ce moment sur Netflix France, j’ai maté The One en deux jours et je ne comprends pas la hype.

The One suit la découverte révolutionnaire d’une équipe de chercheurs. Celle-ci met au point un test ADN qui permet d’identifier celui ou celle qui vous est réellement destiné : votre âme sœur. Cette trouvaille représente un réel espoir de trouver l’amour pour les célibataires, et se révèle très lucrative. Elle va aussi mettre en péril d’anciens couples »

Control freak, manipulatrice, menteuse compulsive : la série nous a tout fait et on le comprend vite : les anti-héros se sont les femmes. Ou plutôt les méchantes c’est selon. Disons les choses : Je n’ai rien contre les anti-héros mais la perso principale Rebecca Webb, qui est celle qui est à la tête de l’entreprise The One m’a crispée à chaque décision qu’elle a prise.

À ce stade je ne sais toujours pas si Howard Overman qui a écrit la série a voulu en faire une femme forte, pour moi ce qu’on nous dépeint est trop proche de la caricature. « Espèce de pétasse » lui lancera d’ailleurs James, le chercheur brillant à qui on doit la découverte à un moment. Lui pauvre âme pris dans les filets d’une manipulatrice. Les hommes sont tout le long les grandes victimes de cette histoire. Le plus improbable c’est le couple Mark et Hannah Bailey. Une femme jalouse à l’excès qui au lieu de chercher son âme sœur, va chercher celui de son mari et s’attirer bien évidemment bien des problèmes. Mais qui fait ça ?

Dans une société patriarcale, le fait d’écrire une telle série même si c’est basé sur un livre (écrit par un homme) est un choix artistique fait par un esprit masculin et ça se voit. En 2021 j’attends mieux de Netflix, de notre société, des séries qui buzzent.

La seule femme du côté des bons (la police lol) fera littéralement tout son possible pour combattre la seule femme de l’équipe des méchants (la dirigeante de The One). Parce que combattre des hommes n’est pas une option dans l’œuvre. Y’a pas moyen, les hommes sont tous des victimes dans tous les cas.

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Pourquoi la suspension de Trump par Twitter n’est pas une atteinte à la liberté d’expression

J’ai vu passer toutes sortes de tweets de la part d’élus français (François Ruffin, Aurore Bergé) affirmant que la suspension permanente du compte de Trump est une atteinte à la liberté d’expression ou/et à la démocratie.

Petit rappel : Twitter est une entreprise PRIVÉE et comme nous vivons dans une société capitaliste aux dernières nouvelles, cela signifie que l’entreprise peut faire ce qu’elle veut une fois que vous violez ses conditions de service. Le fait est : Twitter est libre de faire ce qu’il veut sur sa plateforme et quand il le veut.

PERSONNE ne lui interdit d’utiliser ses droits en tant que citoyen à Trump, mais il doit ACCEPTER les conditions de service qui le lient par un contrat.

Si vous enfreignez les règles d’un contrat, ledit accord nul et non avenu. Le droit à la liberté d’expression est PUBLIQUEMENT protégé, c’est-à-dire par le gouvernement. Donc que des élus radotent dessus vraiment.

Si Trump veut créer son propre site Web et publier des billets ou des vidéos, personne ne va l’arrêter c’est son droit. Cependant sur une plateforme PRIVÉE, c’est soit il suit leurs règles ou c’est le ban.

De plus tout ce blabla autour de Trump qui se fait bannir pour quoi faire. Vous savez combien de gens se font bannir des réseaux sociaux tous les jours ? Depuis 4 ans, il enfreignait allègrement les conditions d’utilisation de Twitter. Son poste de président l’avait protégé jusque là de toute sanction.

De plus, TRUMP A VOULU FAIRE UN COUP DETAT AVEC DES SOUTIENS NEONAZI.

Donc tout ça mis bout à bout, non le monsieur ne s’est pas fait «restreindre» dans sa liberté d’expression. Je ne doute pas que ces potes neonazi vont le retrouver déversant sa haine très bientôt sur sa propre plateforme.

Cette obsession française du racisme mais seulement aux USA

Ça y est ! Biden est élu 46ème président des États-Unis, on sait pas trop encore ce que ça veut dire pour le monde mais on sait qu’on est débarrassé de l’autre et vu le ras-le-bol général on va dire qu’il était temps.

Il y a eu comme tous les quatre ans une grande couverture des élections américaines et c’est normal je vais pas vous faire un cours de géopolitique, je pense que si vous êtes sur ce blog, vous connaissez déjà les enjeux. Déjà juste pour l’Accord de Paris.

Mais un truc qui m’agace dans cette couverture médiatique c’est bien cet intérêt soudain pour le racisme… que quand ça ne concerne pas la France.

Quand on parle du racisme aux USA, bizarrement tout le monde en France reconnaît volontiers que la société américaine a un sérieux problème de racisme structurel. Pourtant quand il s’agit d’évoquer le même problème en France c’est la dissonance cognitive.

C’est Napilicaio qui en parlait le mieux au micro de Kiffe ta race :

« En France, il y a une dissonance cognitive sur ces sujets. Quand tu parles de racisme, la personne en face va te dire ‘Mais t’es malade, on est au pays des lumières !’ mais quelqu’un n’a pas dû payer la facture depuiiiiis. »

Le racisme est toujours dans un ailleurs…très lointain si possible.

Contrairement à ce que veut nous faire croire les médias français la France n’est pas une zone magique où le racisme n’existe pas. Nous avons également nos propres cas de violences policières, qui comme aux Usa touchent dans sa grande majorité des personnes racisées. Ces violences policières sont le fruit d’un système où le racisme est institutionnel, puisque la France est l’un des pays ayant colonisé et esclavagisé le plus dans le monde. Les seuls qui peuvent battre le pays des lumières c’est l’Angleterre et l’Espagne.

À l’heure où une proposition de loi « sécurité globale » veut bientôt interdire de filmer les policiers, ça ne vous rappelle rien ce genre de lois ?

Il devient donc vital d’arrêter de pointer les États-Unis quand on a déjà beaucoup à gérer en France.

Eiffel : Illustration du male gaze au service du patriarcat

Avez-vous remarqué ce besoin dans le cinéma d’assoir la domination des hommes en romançant leurs relations avec des femmes à peine sortie de l’adolescence dont ils auraient pu être le père ? Il y’a d’ailleurs cette liste sur Sens Critique sur :

« Tous ces films où les vieux beaux finissent par se faire la jeunette et où la question de la différence d’âge ne se pose (presque) jamais … »

C’est ce à quoi on assiste avec le film Eiffel. Cette production française de Pathé qui a coûté la modique somme de 26 millions d’euros s’intéresse à l’histoire d’amour entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès.

Sauf que… dans la vrai vie, le couple avait en réalité douze ans d’écart. Les acteurs Emma Mackey et Romain Duris qui interprètent leurs rôles ont vingt-deux ans d’écart soit un rajout de dix ans à l’écran.

Emma Mackey 24 ans, Romain Duris 46 ans.

On peut penser que c’est anodin mais ça ne l’est pas. Si le but était de respecter à la lettre la différence d’âge entre Eiffel et sa conjointe on aurait plutôt eu droit à une actrice trentenaire et non une Emma Mackey âgée de 24 ans face à un Romain Duris quand à lui âgé de 46 ans. Tout ce que cela nous prouve c’est qu’en 2020 on continue à banaliser ce genre de relation sans penser aux conséquences réelles dans un monde régi par le patriarcat.

Car, on est en pleine manifestation du male gaze. Dans ces films souvent dirigés par des hommes, la culture visuelle dominante impose au public d’adopter une perspective d’homme hétérosexuel.

Si maintenant je vous révèle que le film Eiffel est dirigé, réalisé par un homme êtes-vous étonné ?

Après peut-on s’étonner qu’un acteur connu ai commencé à fréquenter sa femme quand celle-ci était âgée d’à peine dix-sept ans.

Après peut-on également s’étonner de voir un pédophile comme Polanski récompensé aux Césars ?

Si on retrouve systématiquement des couples à l’écran avec une forte différence d’âge et toujours dans le même sens il ne faut s’étonner de rien.

Et la team « Romain Duris est trop beau🥺 » en vrai on s’en fout, suivez un peu. C’est bien enrobé mais ce qu’on vous sert avec ce film c’est un fantasme masculin. Bienvenue en patriarcat !

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Les Oscars et le trauma porn

En 2016 j’écrivais déjà sur #Oscarssowhite et 4 ans plus tard rien n’a vraiment changé.

Lupita Nyong’o, Jennifer Lopez, Awkwafina

J’ai vu passer sur Twitter tellement de conversations concernant leurs performances cinématographiques. Mais les Oscars préfèrent cultiver l’entre soi. On se retrouve encore avec que des hommes blancs nominés pour Best Director, à l’exception de Bong Joon-Ho pour Parasite. Et pour en rajouter une couche, aucune femme à l’horizon dans les nominations, pourtant cette année il y avait Marielle Heller, Gerwig, Scafaria.

Pour la prestation de Lupita Nyongo dans Us salué par beaucoup, on le savait déjà que le genre horreur ne trouve jamais grâce aux yeux de l’Académie. On aurait pu croire que Lupita livrant une performance exceptionnelle en jouant non pas un mais deux rôles trouve grâce à leurs yeux !

Mais The Academy veut rester hors sujet.

Il y’a aussi l’oubli d’Eddie Murphy. D’ailleurs si vous avez l’occasion regardez Dolemite is my name, un film émouvant et poignant !

En vrai on se retrouve avec une seule nomination d’une Noire, Cynthia Erivo qui joue encore je vous le donne en mille… une esclave.

Pardon mais il est nécessaire de souligner ce besoin de trauma porn dès que les Noirs sont concernés.

D’ailleurs vous le savez que la seule noire à avoir eu l’oscar pour un rôle principal c’est Halle Berry avec un rôle à fond dans le traumatisant.

Il semblerait qu’on ne trouve grâce à leurs yeux que lorsqu’on souffre et qu’on est brisé.es.

Donc arrêtons de croire qu’une Académie composée de vieux blancs va changer. Quand Joker a onze nominations, qu’un film aussi fadasse qu’Irishman et une prestation médiocre de Scarlett est tout ce qui trouve grâce à leurs yeux, il est peut-être juste temps qu’on passe à autre chose…

Venez on se dit on ignore les Oscars voulez-vous ?

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Il y’a t-il de la place que pour un seul noir dans le judo en France ?

Émilie Andeol vient de faire un témoignage poignant dans Le Parisien concernant sa traversée du désert sur le plan professionnel.

« Aucun sponsor n’est arrivé, aucune proposition n’a été faite.

« On me disait : Tu comprends, il y a Teddy Riner. Et alors ? Je suis une femme, j’ai mon histoire… »

Traduction : il y’a de la place pour un seul noir.

Comme si l’existence même de Teddy Riner suffisait à balayer d’un revers de main ce que pourrait accomplir une femme noire et ronde, en insufflant l’envie à des adolescentes qui peuvent se projeter sur elle par exemple !

Émilie Andéol le dit d’ailleurs dans l’interview :

« Pas simple adolescente d’être pas très grande, ronde et noire, le sport m’a donné confiance en moi.

J’aimerais que mon parcours aide des jeunes…»

Dans l’article c’est d’ailleurs la seule fois où il est fait mention de sa couleur de peau.

Et c’est bien une partie du problème en France où ce jeu de dupes nous empêche de nous questionner vraiment sur les dynamiques de race. Car soyons sûr qu’une championne olympique blanche aurait déjà trouvé un emploi. Soyons honnêtes !

En substance ce qu’on comprend du message envoyé par les sponsors et entreprises français c’est que :

  • Il y’a déjà un noir de service dans le judo (Teddy Riner)

Et ce, peu importe qu’une femme noire ne vive pas exactement la même expérience qu’un homme noir.

Je suis une femme noire et je n’ai jamais regardé When They See Us

La victoire de l’acteur Jharrel Jerome aux Emmys me comble de joie, pourtant des mois après la sortie de la série When They see Us sur Netflix, elle me dérange toujours autant.

Oui je sais je suis assez contradictoire mais la vie est ainsi faite. Je n’ai que de l’amour pour Ava Duvernay qui a créé cette mini série.

Le pitch pour celleux qui n’ont pas suivi : Cinq adolescents noirs (c’est important de le souligner) se retrouvent au mauvais endroit et au mauvais moment, et vont être contraints d’avouer un crime qu’ils n’ont pas commis : le viol d’une joggeuse àCentral Park.

Ils seront condamnés et passeront de longues années en prison jusqu’au jour où les aveux du véritable violeur (blanc) permettront enfin de les innocenter.

J’ai décidé que je n’allais pas regarder la série car ça sera sans moi pour l’ère du trauma porn, j’ai déjà donné. Dix ans qu’on romance les violences policières tellement que ça devient de plus en plus de la fiction pour les gens. Tout ce matraquage médiatique autour d’une histoire aussi poignante m’a beaucoup gênée. J’en ai marre que la souffrance noire ne soit légitime que pour nourrir la société du spectacle de nos corps et de nos vies broyés par tout un système.

Voilà en tant que femme noire ce que j’en ai à dire. Ce qui me fait me poser encore la question, qui est vraiment la cible pour ce genre d’histoires ?

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Le racisme dans la culture du football

Thuram a ouvert une boîte de Pandore en critiquant le racisme lié à la culture du Football. Ses critiques font suite aux cris de singes reçus par Romelu Lukaku à Cagliari.

Il n’est pas si loin le temps où des joueurs noirs recevaient également des peaux de banane dans la gueule. Un supporter de Tottenham entendu par la police pour avoir jeté en 2018 une peau de banane en direction de l’attaquant gabonais d’Arsenal jurait ne pas être raciste pour un sou !

Des faits comme celui là il y’en a à la pelle chaque année.

Mais Pierre Mènes veut nous faire croire que le racisme dans le foot c’est Jean Mi qui ne monte pas sur le terrain parce qu’il est blanc. Même s’il est médiocre.

Vraiment ce ne sont ni les attaques gratuites, ni les cris de singes le racisme dans le foot. Non non, le gros problème du c’est l’absence de Jean Mi.

Si ça c’est pas du grand complexe de supériorité

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Le cas Asap Rocky : see when you do clownery

J’ai une pote qui raconte a qui veut l’entendre comment elle a fumé un joint avec Asap Rocky dans l’un de ces clubs In à Paris, et je me refais à chaque fois le film de comment ça se passerait différemment avec moi à sa place, ou si j’étais dans ce club avec elle. Enfin, remettons en contexte, j’ai eu pendant toute ma vingtaine un crush pour ses talents d’artiste, son génie musical, son style vestimentaire et j’en passe. Sauf que la brown skin girl que je suis n’aurait pas pu approcher Asap Rocky.

C’est bien le mec qui a déclaré darkskin girls shouldn’t wear red lipstick. Et de toute façon ce genre de boites m’aurait même pas laissé entrer.

Je n’aime même pas les boites de nuit et Asap s’en foutait des questions de races (sociales les races calmez-vous) c’est bien le mec qui a déclaré, je cite : I live in Soho and Beverly Hills. I can’t relate quand on lui parlait de morts pour violences policières.

Le mec qui est sorti avec que des meufs blanches, des modèles au corps de rêve si on en croit les diktats de la société. Les deux seules meufs noires dans le lot étaient Badgyal Ririh et Chanel Iman. Je ne suis clairement pas le soutien qu’il souhaite.

Par contre ses potes de la West Coast. Hormis Asap Ferg ; logique vu qu’il fait partie de l’Asap Mob sa clique quoi, bah on a pas non plus vu les soutiens défiler.

Justin Bieber a bien posté la pétition sur son Insta mais on se doute bien qu’en ce moment il a besoin de se faire mousser, surtout après l’épisode Taylor Swift.

Rihanna, Hailey Baldwin Bieber (elle y tient donc je précise) se sont bien fendu d’un seul post, 24h dans leur vie en gros. G-Eazy s’est également fait mousser en faisant le blanc conscient de ses privilèges tout ça parce qu’il a fait un seul jour en prison en Suède pour possession de drogue.

Le pire dans tout ça ? Ces contacts à Calabasas l’ont pas aidé. Kanye West a demandé à Kim Kardashian qui a demandé à Donald Trump d’aider le bougre. Eh ben il aurait pas dû vu le capital sympathie de Trump, les suédois voulaient rien lâcher et ont donc rallongé ses semaines en prison.

Pour conclure je n’ai qu’une seule chose à dire, surtout que tout ce que je lui souhaite avec tout son potentiel c’est d’avoir mûri pendant ces 3 semaines en cage.

Aujourd’hui il est libre et maintient que l’expérience l’a rendu humble. J’ose espérer que c’est le cas. C’est en tout cas tout ce que je lui souhaite !