Archives pour la catégorie Societe

Eiffel : Illustration du male gaze au service du patriarcat

Avez-vous remarqué ce besoin dans le cinéma d’assoir la domination des hommes en romançant leurs relations avec des femmes à peine sortie de l’adolescence dont ils auraient pu être le père ? Il y’a d’ailleurs cette liste sur Sens Critique sur :

« Tous ces films où les vieux beaux finissent par se faire la jeunette et où la question de la différence d’âge ne se pose (presque) jamais … »

C’est ce à quoi on assiste avec le film Eiffel. Cette production française de Pathé qui a coûté la modique somme de 26 millions d’euros s’intéresse à l’histoire d’amour entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès.

Sauf que… dans la vrai vie, le couple avait en réalité douze ans d’écart. Les acteurs Emma Mackey et Romain Duris qui interprètent leurs rôles ont vingt-deux ans d’écart soit un rajout de dix ans à l’écran.

Emma Mackey 24 ans, Romain Duris 46 ans.

On peut penser que c’est anodin mais ça ne l’est pas. Si le but était de respecter à la lettre la différence d’âge entre Eiffel et sa conjointe on aurait plutôt eu droit à une actrice trentenaire et non une Emma Mackey âgée de 24 ans face à un Romain Duris quand à lui âgé de 46 ans. Tout ce que cela nous prouve c’est qu’en 2020 on continue à banaliser ce genre de relation sans penser aux conséquences réelles dans un monde régi par le patriarcat.

Car, on est en pleine manifestation du male gaze. Dans ces films souvent dirigés par des hommes, la culture visuelle dominante impose au public d’adopter une perspective d’homme hétérosexuel.

Si maintenant je vous révèle que le film Eiffel est dirigé, réalisé par un homme êtes-vous étonné ?

Après peut-on s’étonner qu’un acteur connu ai commencé à fréquenter sa femme quand celle-ci était âgée d’à peine dix-sept ans.

Après peut-on également s’étonner de voir un pédophile comme Polanski récompensé aux Césars ?

Si on retrouve systématiquement des couples à l’écran avec une forte différence d’âge et toujours dans le même sens il ne faut s’étonner de rien.

Et la team « Romain Duris est trop beau🥺 » en vrai on s’en fout, suivez un peu. C’est bien enrobé mais ce qu’on vous sert avec ce film c’est un fantasme masculin. Bienvenue en patriarcat !

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Les Oscars et le trauma porn

En 2016 j’écrivais déjà sur #Oscarssowhite et 4 ans plus tard rien n’a vraiment changé.

Lupita Nyong’o, Jennifer Lopez, Awkwafina

J’ai vu passer sur Twitter tellement de conversations concernant leurs performances cinématographiques. Mais les Oscars préfèrent cultiver l’entre soi. On se retrouve encore avec que des hommes blancs nominés pour Best Director, à l’exception de Bong Joon-Ho pour Parasite. Et pour en rajouter une couche, aucune femme à l’horizon dans les nominations, pourtant cette année il y avait Marielle Heller, Gerwig, Scafaria.

Pour la prestation de Lupita Nyongo dans Us salué par beaucoup, on le savait déjà que le genre horreur ne trouve jamais grâce aux yeux de l’Académie. On aurait pu croire que Lupita livrant une performance exceptionnelle en jouant non pas un mais deux rôles trouve grâce à leurs yeux !

Mais The Academy veut rester hors sujet.

Il y’a aussi l’oubli d’Eddie Murphy. D’ailleurs si vous avez l’occasion regardez Dolemite is my name, un film émouvant et poignant !

En vrai on se retrouve avec une seule nomination d’une Noire, Cynthia Erivo qui joue encore je vous le donne en mille… une esclave.

Pardon mais il est nécessaire de souligner ce besoin de trauma porn dès que les Noirs sont concernés.

D’ailleurs vous le savez que la seule noire à avoir eu l’oscar pour un rôle principal c’est Halle Berry avec un rôle à fond dans le traumatisant.

Il semblerait qu’on ne trouve grâce à leurs yeux que lorsqu’on souffre et qu’on est brisé.es.

Donc arrêtons de croire qu’une Académie composée de vieux blancs va changer. Quand Joker a onze nominations, qu’un film aussi fadasse qu’Irishman et une prestation médiocre de Scarlett est tout ce qui trouve grâce à leurs yeux, il est peut-être juste temps qu’on passe à autre chose…

Venez on se dit on ignore les Oscars voulez-vous ?

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Il y’a t-il de la place que pour un seul noir dans le judo en France ?

Émilie Andeol vient de faire un témoignage poignant dans Le Parisien concernant sa traversée du désert sur le plan professionnel.

« Aucun sponsor n’est arrivé, aucune proposition n’a été faite.

« On me disait : Tu comprends, il y a Teddy Riner. Et alors ? Je suis une femme, j’ai mon histoire… »

Traduction : il y’a de la place pour un seul noir.

Comme si l’existence même de Teddy Riner suffisait à balayer d’un revers de main ce que pourrait accomplir une femme noire et ronde, en insufflant l’envie à des adolescentes qui peuvent se projeter sur elle par exemple !

Émilie Andéol le dit d’ailleurs dans l’interview :

« Pas simple adolescente d’être pas très grande, ronde et noire, le sport m’a donné confiance en moi.

J’aimerais que mon parcours aide des jeunes…»

Dans l’article c’est d’ailleurs la seule fois où il est fait mention de sa couleur de peau.

Et c’est bien une partie du problème en France où ce jeu de dupes nous empêche de nous questionner vraiment sur les dynamiques de race. Car soyons sûr qu’une championne olympique blanche aurait déjà trouvé un emploi. Soyons honnêtes !

En substance ce qu’on comprend du message envoyé par les sponsors et entreprises français c’est que :

  • Il y’a déjà un noir de service dans le judo (Teddy Riner)

Et ce, peu importe qu’une femme noire ne vive pas exactement la même expérience qu’un homme noir.

Je suis une femme noire et je n’ai jamais regardé When They See Us

La victoire de l’acteur Jharrel Jerome aux Emmys me comble de joie, pourtant des mois après la sortie de la série When They see Us sur Netflix, elle me dérange toujours autant.

Oui je sais je suis assez contradictoire mais la vie est ainsi faite. Je n’ai que de l’amour pour Ava Duvernay qui a créé cette mini série.

Le pitch pour celleux qui n’ont pas suivi : Cinq adolescents noirs (c’est important de le souligner) se retrouvent au mauvais endroit et au mauvais moment, et vont être contraints d’avouer un crime qu’ils n’ont pas commis : le viol d’une joggeuse àCentral Park.

Ils seront condamnés et passeront de longues années en prison jusqu’au jour où les aveux du véritable violeur (blanc) permettront enfin de les innocenter.

J’ai décidé que je n’allais pas regarder la série car ça sera sans moi pour l’ère du trauma porn, j’ai déjà donné. Dix ans qu’on romance les violences policières tellement que ça devient de plus en plus de la fiction pour les gens. Tout ce matraquage médiatique autour d’une histoire aussi poignante m’a beaucoup gênée. J’en ai marre que la souffrance noire ne soit légitime que pour nourrir la société du spectacle de nos corps et de nos vies broyés par tout un système.

Voilà en tant que femme noire ce que j’en ai à dire. Ce qui me fait me poser encore la question, qui est vraiment la cible pour ce genre d’histoires ?

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Le racisme dans la culture du football

Thuram a ouvert une boîte de Pandore en critiquant le racisme lié à la culture du Football. Ses critiques font suite aux cris de singes reçus par Romelu Lukaku à Cagliari.

Il n’est pas si loin le temps où des joueurs noirs recevaient également des peaux de banane dans la gueule. Un supporter de Tottenham entendu par la police pour avoir jeté en 2018 une peau de banane en direction de l’attaquant gabonais d’Arsenal jurait ne pas être raciste pour un sou !

Des faits comme celui là il y’en a à la pelle chaque année.

Mais Pierre Mènes veut nous faire croire que le racisme dans le foot c’est Jean Mi qui ne monte pas sur le terrain parce qu’il est blanc. Même s’il est médiocre.

Vraiment ce ne sont ni les attaques gratuites, ni les cris de singes le racisme dans le foot. Non non, le gros problème du c’est l’absence de Jean Mi.

Si ça c’est pas du grand complexe de supériorité

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Le cas Asap Rocky : see when you do clownery

J’ai une pote qui raconte a qui veut l’entendre comment elle a fumé un joint avec Asap Rocky dans l’un de ces clubs In à Paris, et je me refais à chaque fois le film de comment ça se passerait différemment avec moi à sa place, ou si j’étais dans ce club avec elle. Enfin, remettons en contexte, j’ai eu pendant toute ma vingtaine un crush pour ses talents d’artiste, son génie musical, son style vestimentaire et j’en passe. Sauf que la brown skin girl que je suis n’aurait pas pu approcher Asap Rocky.

C’est bien le mec qui a déclaré darkskin girls shouldn’t wear red lipstick. Et de toute façon ce genre de boites m’aurait même pas laissé entrer.

Je n’aime même pas les boites de nuit et Asap s’en foutait des questions de races (sociales les races calmez-vous) c’est bien le mec qui a déclaré, je cite : I live in Soho and Beverly Hills. I can’t relate quand on lui parlait de morts pour violences policières.

Le mec qui est sorti avec que des meufs blanches, des modèles au corps de rêve si on en croit les diktats de la société. Les deux seules meufs noires dans le lot étaient Badgyal Ririh et Chanel Iman. Je ne suis clairement pas le soutien qu’il souhaite.

Par contre ses potes de la West Coast. Hormis Asap Ferg ; logique vu qu’il fait partie de l’Asap Mob sa clique quoi, bah on a pas non plus vu les soutiens défiler.

Justin Bieber a bien posté la pétition sur son Insta mais on se doute bien qu’en ce moment il a besoin de se faire mousser, surtout après l’épisode Taylor Swift.

Rihanna, Hailey Baldwin Bieber (elle y tient donc je précise) se sont bien fendu d’un seul post, 24h dans leur vie en gros. G-Eazy s’est également fait mousser en faisant le blanc conscient de ses privilèges tout ça parce qu’il a fait un seul jour en prison en Suède pour possession de drogue.

Le pire dans tout ça ? Ces contacts à Calabasas l’ont pas aidé. Kanye West a demandé à Kim Kardashian qui a demandé à Donald Trump d’aider le bougre. Eh ben il aurait pas dû vu le capital sympathie de Trump, les suédois voulaient rien lâcher et ont donc rallongé ses semaines en prison.

Pour conclure je n’ai qu’une seule chose à dire, surtout que tout ce que je lui souhaite avec tout son potentiel c’est d’avoir mûri pendant ces 3 semaines en cage.

Aujourd’hui il est libre et maintient que l’expérience l’a rendu humble. J’ose espérer que c’est le cas. C’est en tout cas tout ce que je lui souhaite !

Britney Spears, les médias et la santé mentale des femmes

Suivez bien comment la santé mentale de Britney Spears est abordée dans les médias, si une star qui a autant marquée la Pop culture fait l’objet de moqueries dans les tabloïds alors qu’elle a clairement besoin d’aide, ça dit tout de la place qu’occupe la santé mentale des femmes dans ce monde.

Que Britney Spears ai réussi à se relever de 2007 relève déjà d’un miracle. Je n’oublierai jamais cette vidéo où elle est assise par terre, pleurant et câlinant son chien pendant que les paparazzi continuent à prendre photos sur photos malgré son état de détresse émotionnelle. Et toutes les Une avec la photo d’elle se rasant le crâne et spéculant sur « sa folie ».

Dans la lignée des histoires merdiques de femmes ayant bavé à cause de leur santé mentale nous avons également le traitement d’Amanda Bynes qui nous montre la cruauté des médias envers les femmes souffrant de dépression chronique.

Pourquoi préciser le traitement des femmes ? Parce que les médias ont toujours fait choux gras de ce genre de nouvelles lorsque ça concerne une femme tout en continuant à protéger les hommes quand le sujet n’est pas tout simplement tabou.

Un deux poids deux mesures qu’on peut voir avec le traitement de la dépression de Justin Bieber, l’icône pop est soit salué dans plusieurs articles pour avoir eu le courage de faire une thérapie et a pu même en parler en maîtrisant la narration dans un interview dans Vogue ! Soit, tout le contraire sa santé mentale est complètement passée sous silence.

Alors que bon nombre des femmes de la génération 00’s (Demi Lovato, Lindsay Lohan) se font régulièrement basher à cause de leurs thérapies, les commentaires sous les post où Justin Bieber s’épanche sur sa dépression (maîtrisant encore sa propre narration) sont nettement plus complaisantes.

Des be strong Justin pour Bieber quand Britney Spears a droit à des crazy ass bitch

Le Dr Sebi au centre d’une théorie improbable sur la mort de Nipsey Hussle

Est-ce impossible à croire que la mort d’un rappeur peut ne rien avoir avec une énième théorie conspiration ?

La mort du rappeur Nipsey Hussle tué par balles le 31 mars 2019 nous a fait découvrir que beaucoup d’américains ne connaissaient pas du tout le Dr Sebi et ses recherches sur le cancer et le sida. Car sans vouloir faire ma grande connaisseuse, je ne vois pas pourquoi un gouvernement tuerait pour un documentaire concernant une cure qu’on peut déjà trouver sur YouTube ou il y’a des dizaines de vidéos sur la question dont une d’1h du Dr Sebi où il explique tout ce qu’il faut savoir pour se soigner par les plantes. Il y’a également son site Internet où on peut acheter des capsules d’herbes à €800 pour traiter toute maladie en rapport avec les défenses immunitaires. Donc on ne peut pas vraiment dire que ses travaux soient un secret même si le rappeur allait probablement vulgariser auprès d’un public américain.

Au contraire de la mort de 2Pac mise en parallèle avec celle de Nipsey Hussle on a malheureusement bien la preuve avec la vidéo de sa mort que celle-ci a probablement zéro lien avec le documentaire en cours.

Pour des raisons socio-économiques dans un monde où l’on mange en majorité des aliments transformés, la cure du Dr Sebi est composé que de produits naturels ce qui le rend de toute façon impossible à suivre pour tous dans notre société actuelle avec ou sans documentaire.

Il faut savoir que l’artiste vivait une année formidable avec une nomination aux Grammys Awards et qu’il voulait commencer des pourparlers avec la police pour lutter contre la violence des gangs à LA et aider la communauté où il a grandi.

Je ne suis pas détective et je ne sais pas si son combat contre les gangs est la raison pour laquelle il a été tué mais Nipsey Hussle semblait s’attaquer à plusieurs problèmes au sein de sa communauté qui auraient tous plus ou moins eu un impact sur la société. Je ne pense donc pas trop m’avancer en disant que sa mort n’a probablement rien avoir avec le documentaire qu’il préparait sur le Docteur.

En vrai tout ce qu’il y’a à tirer de cette conspiration c’est que je suis contente de voir ces travaux mis en lumière, car on ne vantera jamais assez le pouvoir des plantes. Contente de voir que plus de gens découvrent le Dr Sebi même s’il est assez malheureux que ce soit dans ces circonstances.

Khloe Kardashian et les femmes noires

Il semblerait que je ne sois pas la seule à en avoir marre des Kardashian qui utilisent les noires pour gagner des clicks. Le dernier drame en date : Jeter Jordyn Woods, une jeune fille de 21 ans sous un bus pour un mec qui a clairement un problème d’addiction sexuelle et ne le cache pas. Car Tristan Thompson est un spécimen de choix du Men are trash et le prouve depuis le début : quitter sa fiancée enceinte pour se mettre avec Khloe Kardashian et la tromper enceinte comme il l’avait fait pour sa baby mamma.

Pour en revenir à Khloe, on a donc une femme de 34 ans qui il y’a quelques années se pavanait entouré de femmes noires en laisse, qui utilise également des femmes noires comme faire valoir qui veut détruire la réputation d’une jeune femme noire de 21 ans pour meubler sa télé réalité familiale.

Ne parlons même pas du sexisme sous-jacent d’incomber toutes les fautes à la femme alors qu’aux dernières nouvelles il faut être deux pour tromper. Et surtout le seul qui doit rendre des comptes à Khloe est le père de son enfant.

Cette fois, la famille Kardashian s’en est prise à la mauvaise personne car Jordyn Woods est affiliée à la famille Pinkett-Smith et peut donc se permettre de donner sa version de l’histoire et c’est ce qu’elle a fait lors du dernier épisode du talk-show de Jada Pinkett-Smith.

Jordyn Woods a d’ailleurs durant l’interview abordé le fait qu’elle soit une femme noire et l’impact sur la situation ; elle est décrite comme la vilaine avec des injures racistes à la pelle sur les réseaux sociaux vs Khloe la victime qui ne s’est pas gênée depuis le début d’alimenter la polémique en s’en prenant à Jordyn à coup de snap, favs de tweets de sa fan base s’en prenant à la jeune femme. Extrait table red talk Jordyn Woods

Pour conclure, j’espère que les femmes noires faisant partie de l’entourage des Kardashian Jenner se rendront compte qu’elles n’ont d’utilité pour cette famille que pour l’amour du clout !

#FrenchCinemaIsSoWhite

#FrenchCinemaIsSoWhite

Il semblerait que pour Vanity Fair le renouvellement du cinéma français soit un parterre de jeunes filles blanches en basket.

Elles sont bien mises en avant les paires de baskets, on peut clairement pas les rater. Iels ont dû se dire en choisissant cette couv : « si ça ce n’est pas être jeune cool et branché on ne sait plus ce que c’est ! »

Dans ce nouveau numéro de Vanity Fair on peut donc voir l’avenir du cinéma français (selon leur point de vue) et on a qu’une seule question ?

Le fait que le magazine n’ai même pas fait l’effort de chercher quelques actrices françaises noires et asiatiques (l’année même du succès fulgurant de Crazy rich Asians) nous dit tout ce qu’on a à savoir sur la nouvelle vague.

Ce n’est pas une surprise que le cinéma français soit toujours un milieu blanc et sa relève aussi. Rien d’étonnant quand on sait que lors de l’épisode #Oscarsowhite Julie Delpy avait déclaré en interview qu’Hollywood c’était pire pour les femmes. Et de rajouter qu’elle aurai préféré être afro-américain. Rien d’étonnant quand on prend conscience d’une culture anti représentations bien ancrée chez les cinéastes français. Après tout, on voit régulièrement ce que donne le refus systématique d’aborder le sujet des représentations en France. Il y’a un mépris assumé qui pousse à parler de racisé.es sous une seule forme : des comédies infantilisantes et paternalistes comme Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu. On ne peut donc même pas s’étonner que la couv ressemble à ça, Vanity Fair a raison, elles sont bien les révélations du cinéma français.