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Love, death & robots : une vision hétéro blanche de l’animation

À la base ça partait d’une bonne intention, la nouvelle série d’animation de Netflix Love Death & Robots a tout pour plaire mais au fil des épisodes, on se rend compte que cette série a vraiment été écrite pour et par des hommes blancs.

À vrai dire : la plupart des épisodes ont un point de vue sexiste avec une pincée de racisme pour aller avec. Il y’a la femme objet de partout et même quand l’idée de base semble être de l’empowerment, au final les femmes semblent tout droit sortir d’hentaï.

Vous remarquerez par exemple que les deux personnages asiatiques sont à poil pendant la majorité des deux épisodes qui leur sont consacrées.

On a aussi la butch lesbienne qui se fait massacrer dès le premier épisode, on assiste à une scène d’une violence inouïe envers une femme racisée LGBT. Même si au final il y’a une morale à tout ça on se demande si c’est vraiment nécessaire.

Si vous faites le compte, tous les racisé.es semblent destiner à mourir. Donc niveau représentations, cette série pèche par ses clichés et préjugés.

ATTENTION SPOILERS

L’épisode pour moi symbolisant le plus la place qu’occupe les deux réalisateurs dans la société est vraiment celui sur Hitler. Parce que comment vous dire, il y’a qu’un homme blanc pour nous pondre 6 réalités alternatives avec un Hitler en jeune peintre qui meurt et que la morale de l’histoire reste que de toute façon les hommes sont cons donc Hitler vivant ou mort n’aurait rien changé à l’issue de la deuxième guerre mondiale. Violent

En bref des images léchées c’est ça qu’on aime mais pour une série futuriste on tombe dans les mêmes travers parce que le duo de scénaristes se concentre beaucoup trop sur leur vision du monde.

Le problème c’est pas que les hommes blancs que sont David Fincher et Tim Miller ne soient pas doués en animation c’est surtout qu’on se retrouve avec une série heteronormative et colonialiste, en bref de l’animation avec des bons morceaux de misogynie, une obsession aux relents sexistes à peine cachée.

Quand on vous dit que les représentations sont importantes !