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The Gift de Beyoncé C’est ce qu’on appelle un collab project

Ce billet fait suite à celui sur l’album collab project no.6 d’Ed Sheeran.

Je sais que certain.es auront du mal à comprendre mais la ligne est mince entre appréciation culturelle et appropriation culturel. Ma critique d’Ed Sheeran n’était pas gratuite et je n’ai rien contre les albums de collaboration. Mais celui-ci est le parfait exemple de ce qu’est l’esprit culture vulture au contraire de l’album de collaboration de Beyoncé : the Gift.

Ce project collab est vraiment un cadeau 🎁 et je vous explique en quoi il n’est pas comme les autres.

POURQUOI

Ici on a un thème : Africa Spirit en lien avec la sortie du roi Lion. C’est la voix de Nala qu’on entend, et non celle de Beyoncé.

Parce que oui faire un album méli-mélo sans aucun lien, sans qu’on sache le pourquoi du comment juste pour être dans les charts en tant qu’artiste en 2019 c’est simplement plus possible. Tellement que j’ai honte de comparer les deux projets !

COMMENT

On ressent artistiquement une envie de mettre en avant des sonorités africaines et de les faire découvrir aux novices de l’afro fusion, afrobeat …

Ses choix vestimentaires également ne sont pas à prendre à la légère ; un serre tête qui est une création de la styliste ivoirienne Lafalaise Dion.

Lafalaise Dion

Ses tenues provenant encore de stylistes du continent telle que cette pièce de Tongoro Studio nous révèle également cette appréciation d’une culture africaine plurielle.

Tongoro Studio

Sur certains sons comme JA ARA E de Burna Boy, Keys to the Kingdom de Tiwa Savage & Mr Eazi, Beyoncé s’efface pour nous laisser apprécier et découvrir. Ce que n’a pas du tout fait Ed Sheeran.

Une image vaut milles mots.

Ceci est gênant
Ceci est un hommage

I mean, si vous êtes pas capable après ce billet de voir la différence entre appropriation et appréciation : je peux plus rien pour vous !

Qui peut utiliser le terme Niafou ?

Alors c’est quoi le problème avec l’utilisation du terme Niafou par Disiz ?

Niafou qui représente un stéréotype de « la mauvaise noire » en tout cas comment elle est perçue par la société a toujours été utilisé par mépris de la femme noire.

Comme le N Word qui est utilisé par re appropriation par les noir.es, ce terme est utilisé par certaines pour combattre la politique de respectabilité, c’est le le cas des Afrofeministes Amandine Gay et Fania Noël avec le fameux Niafou is the New Punk. Si vous n’êtes pas une femme noire vous ne pouvez donc pas l’utiliser même si vous avez une fille, une femme, une tante noire.

Même si vous êtes un homme NOIR !

Les dingueries qu’on peut voir comme justification sur Twitter.

Ça fait chier non quand des blancs sortent des grands nigga alors que personne leur a rien demandé.

On aurait pu penser que le fait de subir des discriminations liés aux noms par exemple pour beaucoup d’hommes noirs rendraient plus sensibles aux poids des mots mais il semblerait que la mysoginoir ai encore de beaux jours à vivre. Quand c’est pas les moqueries sur le prénom Fatou, c’est du Rhiannon, Niafou.

En conclusion, si vous n’êtes pas une femme noire qui joue la carte de l’emporewment par la réappropriation, Ce mOT n’EsT pAs POUR VOUS.

8 projets féministes pour ce 8 mars

Pour ce 8 Mars 2019 à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme : voici 8 projets Pop Culture à travers le monde à soutenir au nom de la caauuuuse. Toujours mieux qu’un trait de rouge à lèvres, avec du 100% féministe dedans.

Séries à Bingwatcher

4 more shots please !

La série indienne 4 more shots please ! parle féminisme, le patriarcat et les millénials mais en Inde, tout y passe culture du viol, homosexualité et mariage arrangé. Un must à voir

Disponible sur Amazon Prime

Good Girls

Vous cherchez des femmes badass ? Trois mères de famille orchestrent la casse d’un supermarché pour échapper à la ruine et accéder à l’indépendance. Toutes pour une et une pour toutes !

Disponible sur Netflix

Albums à télécharger

Grey Area

Le rap est certes un milieu misogyne mais Little Simz ne se laisse pas faire car elle est LA boss en robe. C’est pas moi qui le dit mais elle ! À écouter Grey Area son dernier album dans laquelle elle fait son autocritique et nous parle de mysoginie, thérapie et estime de soi.

When I Get Home

Si tu veux méditer et te transporter au pays des rêves, l’album de Solange When I Get Home est ce qu’il te faut pour une fin de journée en douceur. Un album inspiré 70’s qui parle à l’âme.

Côté films

Captain Marvel

Selon les critiques, Captain Marvel est un blockbuster enjoué et féministe, qui ne révolutionne pas le genre des super-héros, mais parvient pourtant à être unique.

Et oui ! Captain Marvel le premier Marvel féministe est en ce moment même au cinéma, alors vous savez quoi faire.

Lionheart

Ce film nous directement du Nigeria, une jeune femme reprend la compagnie de son père malade, avec l’aide d’un oncle. Dans ce monde dominé par les hommes, il lui faudra faire ses preuves.

De plus grâce à ce film la scénariste Geneviève Nnaji est devenue la première milliardaire de Nollywood. Netflix aurait acheté son film LionHeart pour 3,8 millions de dollars. À supporter jusqu’au bout !

Disponible sur Netflix

Podcasts en série

Me my sexe and I

Avec Me my sexe and I, Axelle Jah Njiké donne la parole aux femmes noires francophones afin de comprendre leur construction en tant qu’individu et raconter leur réalité, bien loin des clichés. Un podcast qui aborde la sexualité sous un autre angle.

À écouter ici

Quoi de meuf

Quoi de meuf c’est LE podcast avec un point de vue féminin et féministe qui toutes les trois semaines, avec Clémentine Gallot et Mélanie Wanga, et la blogueuse afro féministe ThisisKiyemis offrent un talk féministe, culturel et social à ne manquer sous aucun prétexte pour avoir un point de vue de meufs sur des sujets de société !

À écouter ici

Khloe Kardashian et les femmes noires

Il semblerait que je ne sois pas la seule à en avoir marre des Kardashian qui utilisent les noires pour gagner des clicks. Le dernier drame en date : Jeter Jordyn Woods, une jeune fille de 21 ans sous un bus pour un mec qui a clairement un problème d’addiction sexuelle et ne le cache pas. Car Tristan Thompson est un spécimen de choix du Men are trash et le prouve depuis le début : quitter sa fiancée enceinte pour se mettre avec Khloe Kardashian et la tromper enceinte comme il l’avait fait pour sa baby mamma.

Pour en revenir à Khloe, on a donc une femme de 34 ans qui il y’a quelques années se pavanait entouré de femmes noires en laisse, qui utilise également des femmes noires comme faire valoir qui veut détruire la réputation d’une jeune femme noire de 21 ans pour meubler sa télé réalité familiale.

Ne parlons même pas du sexisme sous-jacent d’incomber toutes les fautes à la femme alors qu’aux dernières nouvelles il faut être deux pour tromper. Et surtout le seul qui doit rendre des comptes à Khloe est le père de son enfant.

Cette fois, la famille Kardashian s’en est prise à la mauvaise personne car Jordyn Woods est affiliée à la famille Pinkett-Smith et peut donc se permettre de donner sa version de l’histoire et c’est ce qu’elle a fait lors du dernier épisode du talk-show de Jada Pinkett-Smith.

Jordyn Woods a d’ailleurs durant l’interview abordé le fait qu’elle soit une femme noire et l’impact sur la situation ; elle est décrite comme la vilaine avec des injures racistes à la pelle sur les réseaux sociaux vs Khloe la victime qui ne s’est pas gênée depuis le début d’alimenter la polémique en s’en prenant à Jordyn à coup de snap, favs de tweets de sa fan base s’en prenant à la jeune femme. Extrait table red talk Jordyn Woods

Pour conclure, j’espère que les femmes noires faisant partie de l’entourage des Kardashian Jenner se rendront compte qu’elles n’ont d’utilité pour cette famille que pour l’amour du clout !

#FrenchCinemaIsSoWhite

#FrenchCinemaIsSoWhite

Il semblerait que pour Vanity Fair le renouvellement du cinéma français soit un parterre de jeunes filles blanches en basket.

Elles sont bien mises en avant les paires de baskets, on peut clairement pas les rater. Iels ont dû se dire en choisissant cette couv : « si ça ce n’est pas être jeune cool et branché on ne sait plus ce que c’est ! »

Dans ce nouveau numéro de Vanity Fair on peut donc voir l’avenir du cinéma français (selon leur point de vue) et on a qu’une seule question ?

Le fait que le magazine n’ai même pas fait l’effort de chercher quelques actrices françaises noires et asiatiques (l’année même du succès fulgurant de Crazy rich Asians) nous dit tout ce qu’on a à savoir sur la nouvelle vague.

Ce n’est pas une surprise que le cinéma français soit toujours un milieu blanc et sa relève aussi. Rien d’étonnant quand on sait que lors de l’épisode #Oscarsowhite Julie Delpy avait déclaré en interview qu’Hollywood c’était pire pour les femmes. Et de rajouter qu’elle aurai préféré être afro-américain. Rien d’étonnant quand on prend conscience d’une culture anti représentations bien ancrée chez les cinéastes français. Après tout, on voit régulièrement ce que donne le refus systématique d’aborder le sujet des représentations en France. Il y’a un mépris assumé qui pousse à parler de racisé.es sous une seule forme : des comédies infantilisantes et paternalistes comme Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu. On ne peut donc même pas s’étonner que la couv ressemble à ça, Vanity Fair a raison, elles sont bien les révélations du cinéma français.

#Representationmatters Pourquoi real Qai Qai est important dans la Pop culture

Connaissez-vous real Qai Qai ? Oui je parle bien de la poupée de la fille de Serena Williams. Je n’aurais jamais cru que je parlerais d’une poupée ici mais il y’a une première fois à tout.

Et tant qu’à faire, autant débuter avec real Qai Qai ! Si les aventures de cette poupée sur les réseaux sociaux avaient l’air d’un simple jeu à ses débuts, avec 10 000 abonnés sur Twitter et 60 000 sur Instagram, elle est en train de devenir une véritable star.

Pour être juste, les poupées noires ne sont pas une nouveauté contrairement à ce qu’on peut/veut penser. Personnellement j’avais une poupée noire à la fin des années 90 dans le même genre que real Qai Qai. Elle n’a pas fait long feu, et à ma décharge c’était le cas pour toutes mes poupées, j’étais encore plus mauvaise mère qu’Olympia (la fille de Serena Williams)

Real Qai Qai à la plage ne vivant pas sa meilleure vie hashtag mère indigne 🤷🏾‍♀️

Mais Serena Williams apporte une dimension quasi politique à la vie de baby doll de mon influenceuse préférée du moment, la rendant inspirante. Car la poupée a désormais un site de goodies à son effigie et 100% des ventes utilisés pour offrir des poupées noires à des petites filles noires.

On peut se dire que c’est une vaine cause de s’intéresser à la poupée avec laquelle joue un enfant noir. Pourtant je n’oublierai jamais l’expérience télévisuelle où il est demandé à des fillettes noires en bas âge de choisir la plus jolie des poupées entre une poupée blanche et une poupée noire. La blanche a le plus de succès quand la noire est décrite en termes peu flatteurs.

>>> Test black doll

Si ce test n’est pas la preuve que ce monde a besoin de plus de poupées non blanches, je ne sais pas ce qu’il nous faut pour admettre que nous devons réviser nos normes de beauté pour être inclusives.

Pour toutes ces raisons, et parce que Serena Williams est la première à avoir utilisée son influence en tant que personnalité publique pour mettre en avant une poupée noire pour sa petite fille noire, real Qai Qai est pour moi ce qu’il nous manquait dans la culture populaire.

Ceci n’est pas une simple histoire de bronzage

La sortie de vidéo Thx U, Next est la raison pour laquelle j’écris ce billet. Il fait suite à un thread Twitter que j’ai fait sur le sujet après avoir visionné le clip.

Le mois dernier, certains internautes ont découvert que des influenceuses blanches se font passer pour noires sur Instagram depuis des années à coup d’auto bronzant et de contouring. Une façon de gagner des like auprès des comptes communautaires noir.e.s et augmenter leurs fans pour attirer les marques.

Dénoncer des jeunes femmes blanches qui modifient leur apparence, pour obtenir un gain financier en utilisant les traits par ailleurs moqués chez les femmes noires, c’est bien. Mais il ne faut surtout pas oublier qui a le plus contribué à faire évoluer le phénomène brownface/blackface.

À savoir : Kylie Jenner, la famille Kardashian, Ariana Grande pour ne citer qu’elles. Des stars qui pèsent beaucoup plus que les influenceuses trop facile pour le coup à condamner.

La meilleure chose à faire dans un monde idéal serait le boycott. Afin d’éviter d’offrir notre soutien et/ou notre argent à des stars qui n’en ont rien à faire de nous et nous utilise pour augmenter leur porte-feuille, Tyga a récemment admis dans un interview avoir conseillé à Kylie de s’approprier la culture noire afin d’augmenter sa popularité, et nous pouvons voir le résultat.

Sur ce sujet, Ariana Grande qui est LE sujet qui fâche avec une fan base qui la défend farouchement à chaque fois qu’on aborde la question. Elle symbolise pourtant tout ce qui ne va pas avec cette nouvelle mode.

Ce n’est pas qu’un simple question de bronzage.

Souvenez d’elle plus jeune. Son style a beaucoup changé depuis ces débuts. En plus du changement de teint, elle porte également des vêtements et des accessoires inspirés par une mode qui prend ses racines directement dans la culture afro-américaine.

Donc non, ce n’est pas qu’une simple histoire de bronzage. Il y’a de nombreux articles dans la presse américaine sur le sujet.

Alors interrogeons nous sur la manière dont les plus grandes figures de la Pop culture continue à s’inspirer directement des POC uniquement à des fins commerciales sans impact positif sur nos communautés.

Chilling Adventures of Sabrina : la méchante sorcière noire a encore frappé

Traiter dans une série de thèmes actuels comme la création d’une association féministe ou encore parler de transidentité c’est bien, mais tomber dans les mêmes travers et clichés sur qui doit être la bad witch de l’histoire c’est moins bien.

À croire que faire une bonne série sur la sorcellerie sans diaboliser les femmes noires la pratiquant est mission impossible.

Les séries US ont tendance à projeter une vision eurocentrique de la sorcellerie dans la pop culture : le côté obscur ou démoniaque du culte est toujours réservé aux minorités vaudou , santería & magie noire. Et ce n’est guère surprenant quand on voit que cette diabolisation a commencé avec les esclaves à l’époque de la colonisation.

Si vous croyez au pouvoir des représentations alors vous allez cringer devant le personnage de Prudence Night.

Prudence aka la méchante sorcière est la définition même de la sorcière pratiquant la magie noire.

Ce n’est pas comme si on y était pas habitué, la méchante sorcière noire on la retrouve dans : Salem, Vampire Dairies, AHS, et là Sabrina. Comment voulez-vous ne pas voir apparaître une vision binaire (magie noire vs magie blanche) après le traitement de la sorcellerie à la TV, couplée à la déshumanisation des sorciers afro descendants pour la foi en leurs traditions ancestrales, qui est pratiqué depuis des années ?

American Horror Story l’avait déjà fait avec une vision assez sombre de Marie Laveaux qui est pourtant une figure emblématique de la Nouvelle Orléans.

Et rebelote avec cette méchante Prudence, impardonnable pour une série qui se veut à la fois inclusive et grand public !

Car tout ce que ça donne à penser c’est que ces séries n’ont qu’un seul but : inciter la peur ou la curiosité dans l’imaginaire collectif. Il semblerait qu’il vaut mieux avoir recours aux mêmes modes de procédé avec une narration écrite d’avance.

Rien ne vaut une bonne dose de la méchante sorcière noire. Sur ce point la TV n’a pas beaucoup changé.

Quand à la série Sabrina, je ne l’ai pas terminé et je ne pense pas continuer. Il est probable que le succès qu’elle rencontre, amènera une seconde saison. Vous m’appellerez donc quand la sorcière noire ne sera pas là juste pour mettre en avant la gentille sorcière bien aimée blanche.

Aya Nakamura et la marginalisation des femmes noires dans la Pop Culture FR

Le top charts en France ces dernières années ? Julien Doré , Jul, Booba, Maître Gims, Vitaa, Christine & The Queens. Il y en a pour tous les goûts à vrai dire. Mais une femme noire qui bat un record d’Edith Piaf et donc qui s’impose comme chanteuse populaire en France ; il n’y en a qu’une seule.

AYA NAKAMURA.

Bien que ces faits soient irréfutables, une fois que vous en êtes informé, vous réalisez à quel point le succès d’Aya Nakamura est encore plus remarquable. On n’a pas souvent l’habitude de femme noire en boucle à la radio Fr sauf quand le succès vient d’ailleurs. Beyoncé et Rihanna oui, promouvoir les jeunes chanteuses françaises la il n’y a plus grand monde. Je dis pas souvent car loin de moi l’idée d’effacer le travail de chanteuses noires en France : d’Inna Modja en passant par Imany qui ont eu quelques hits au top charts.

Mais le succès d’Aya Nakamura arrive dans un contexte différent où l’on sait mettre un mot (misogynoir) sur le backlash dont elle est victime sur Internet, les commentaires sur son physique et sa couleur de peau.

À chaque jour son message déshumanisant car Aya Nakamura casse les codes de la chanteuse noire française preformaté en ne correspondant pas à leurs critères.

À croire que son succès dérange.

Aya Nakamura est devenue une icône pour plusieurs petites filles et jeunes femmes noires et peut-être de façon assumée ?

Le clip Copines par exemple, ou les plus bonnes de ces copiiiiiines sont tous des femmes noires : Hashtag representation matters.En espérant que le succès d’Aya Nakamura permettra à des petites filles noires en France en quête de représentations d’avoir le courage de vivre leurs rêves et d’y croire !

September Issue : les afro-américaines sont dans la place.

C’est du jamais vu pour une September Issue !

1 couverture par une afro-américaine originaire des Caraïbes.

1 couverture par une actrice africaine.

6 couvertures de magazine par des afro-américaines.

Quand on est une femme noire ne vivant pas aux États-Unis, peut-on vraiment profiter de la couverture médiatique des magazines de mode pour cette rentrée de septembre par des femmes afro-américaines ? Probablement pas.

Entendons-nous bien, je suis toujours de la team #Blackgirlismagic mais je tempère désormais mon enthousiasme, la rentrée de septembre est certes importante et voir autant de femmes noires en couv en 2018 fait toujours plaisir, mais je ne peux m’empêcher de penser que la femme noire en France reste aussi invisible qu’en 2014.

Car en effectuant une recherche rapide sur internet, tout ce que j’ai pu trouvé comme couvertures de femmes noires en France ce sont :

des stars afro-américaines,

des top model afro-américaines bref d’une couverture de Naomi Campbell à celui de Beyoncé en passant par Alicia Keys, in Joséphine Baker name, on sait l’amour que l’on porte ici aux stars noir.e.s. Cela nous a-t-il déjà profité ?

Je ne peux pas vous citer les magazines français ayant mis en couverture une afro-française ou afropolitaine, parce qu’à part Aissa Maiga j’ai du mal à trouver.

Si vous retrouvez des Une de magazines par des noires vivant en France je suis preneuse.

Qui sait ? C’est peut-être l’occasion d’ouvrir un débat.