Archives du mot-clé pop culture

J’ai envie de regarder Glee mais je ne vais pas le faire

J’ai cette envie de regarder Glee qui m’a pris depuis que j’ai su que Naya Rivera avait disparu. Surtout lorsque sa mort a été confirmé et que j’ai su qu’elle avait sauvé la vie de son fils de 4 ans au péril de la sienne. Mais je ne vais pas le faire. Non je ne vais pas regarder Glee.

J’ai tellement envie de revoir son visage. Il faut dire que je suis de la génération qui a grandi avec Naya Rivera. Donc c’est plus fort que moi, je scrute Twitter en étant émue devant le moindre gif, anecdote sur elle. Mais je ne vais quand même pas regarder Glee. Car entre 2009 (année de diffusion du 1er épisode) et aujourd’hui il y a eu : des scandales à foison (racisme et pedophilie) et lot de morts tragiques. Bref regarder même un épisode de Glee me parait insurmontable tant je ressens des émotions contradictoires (nostalgie vs dégoût) rien que d’y penser.

Mais je l’avoue la mort de Naya Rivera est celle qui m’a le plus touché. Elle a aidé toute une génération d’adolescents à embrasser leur sexualité, à apprendre à s’aimer et à se sentir bien dans leur peau. Elle a milité tant par son rôle dans Glee qu’au travers de ses apparitions publiques pour la représentation de la communauté lgbtq + et pour tout cela, elle nous manqueras beaucoup .

Ce petit texte s’adresse donc aux nombreux.ses fans/ ex fans de Glee. Pour vous rappeler qu’il est normal de se sentir bouleversé.e en apprenant sa mort ; votre chagrin est valide. Elle a joué un rôle important dans la vie de tant de gens.

À Naya Rivera peu importe ma confusion, mes sentiments partagés sur Glee ou tes scandales passés, tu vas nous manquer ! 💔

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

Cancel culture n’existe pas : la preuve avec le cas JK Rowling

Si vous traînez sur Twitter et que vous êtes fan de la saga Harry Potter vous avez sûrement déjà vu les tweets gênants de sa créatrice JK Rowling.

Ayant toujours un avis sur tout, ce mois-ci JK Rowling s’en prend aux femmes trans en étalant sa vision moyenâgeuse de LA femme.

Extrait de son article de blog

Si on a vu l’émergence d’hastags comme #JKRowlingisoverparty et #CancelJkRowling je suis désolé de vous l’apprendre : cela ne veut rien dire.

La liste des stars qu’Internet a cancel est longue. De R Kelly en passant par 6ix9ine, tous styles confondus on les a cancel. Et même JKR on l’a annulé des centaines de fois.

Mais le fait est qu’elle est toujours millionnaire et qu’en plus on lui offre une jolie plateforme ! Elle se plaint dans une nouvelle tribune d’avoir été blessée pour avoir défendu à ses 14,3 millions de followers sur Twitter que l’existence même des personnes transgenres ne comptent pas. Si ce n’est pas la preuve que Cancel culture n’est pas ce que l’on croit… et qu’il est peut-être temps de prendre du recul.

La culture d’annulation est l’affirmation selon laquelle des personnes au hasard sont impactées simplement pour avoir exprimé leurs opinions. Pourtant, chaque fois que JK Rowling dit quelque chose de transphobe, des milliers de personnes lui apporte leur soutien publiquement et sans conséquences.

Si cancel culture était vraiment aussi efficace, on assisterait à la pauvreté soudaine et complète de JKR.

Hors ce n’est pas le cas. Pas pour une femme cis blanche riche en tout cas. Car être tenu responsable de sa bigoterie ne peut s’ apparenter à « cancel culture », surtout lorsque l’écrivaine conserve carrière et richesse.

Eiffel : Illustration du male gaze au service du patriarcat

Avez-vous remarqué ce besoin dans le cinéma d’assoir la domination des hommes en romançant leurs relations avec des femmes à peine sortie de l’adolescence dont ils auraient pu être le père ? Il y’a d’ailleurs cette liste sur Sens Critique sur :

« Tous ces films où les vieux beaux finissent par se faire la jeunette et où la question de la différence d’âge ne se pose (presque) jamais … »

C’est ce à quoi on assiste avec le film Eiffel. Cette production française de Pathé qui a coûté la modique somme de 26 millions d’euros s’intéresse à l’histoire d’amour entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès.

Sauf que… dans la vrai vie, le couple avait en réalité douze ans d’écart. Les acteurs Emma Mackey et Romain Duris qui interprètent leurs rôles ont vingt-deux ans d’écart soit un rajout de dix ans à l’écran.

Emma Mackey 24 ans, Romain Duris 46 ans.

On peut penser que c’est anodin mais ça ne l’est pas. Si le but était de respecter à la lettre la différence d’âge entre Eiffel et sa conjointe on aurait plutôt eu droit à une actrice trentenaire et non une Emma Mackey âgée de 24 ans face à un Romain Duris quand à lui âgé de 46 ans. Tout ce que cela nous prouve c’est qu’en 2020 on continue à banaliser ce genre de relation sans penser aux conséquences réelles dans un monde régi par le patriarcat.

Car, on est en pleine manifestation du male gaze. Dans ces films souvent dirigés par des hommes, la culture visuelle dominante impose au public d’adopter une perspective d’homme hétérosexuel.

Si maintenant je vous révèle que le film Eiffel est dirigé, réalisé par un homme êtes-vous étonné ?

Après peut-on s’étonner qu’un acteur connu ai commencé à fréquenter sa femme quand celle-ci était âgée d’à peine dix-sept ans.

Après peut-on également s’étonner de voir un pédophile comme Polanski récompensé aux Césars ?

Si on retrouve systématiquement des couples à l’écran avec une forte différence d’âge et toujours dans le même sens il ne faut s’étonner de rien.

Et la team « Romain Duris est trop beau🥺 » en vrai on s’en fout, suivez un peu. C’est bien enrobé mais ce qu’on vous sert avec ce film c’est un fantasme masculin. Bienvenue en patriarcat !

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

La propagande policière dans la pop culture

Vous avez remarqué que la télé est en boucle sur les show qui font l’apologie de la police ? Une étude américaine a démontré qu’il y avait trois cent séries ayant pour sujet la police à la télé en ce moment ! Dans quel monde a-t-on besoin des centaines de séries policières ?

Prenons par exemple le plus populaire dans le genre propagande policière : New York, police judiciaire aka Law & Order. Non seulement c’est un concentré de victim porn, mais en plus l’un des spinoff (Unité spéciale) s’est spécialisé dans l’utilisation de la douleur des femmes. Le pitch dit tout ce qu’il y’a à savoir dessus. Une unité spéciale de New York, dirigée par le lieutenant Olivia Benson, est chargée d’enquêter sur des crimes à connotations sexuelles en prenant en charge les victimes. Quand des viols deviennent divertissements pour tou.tes, il y’a beaucoup de questions à se poser sur ce qu’est devenue notre société.

Des décennies de brainwashing semblent avoir fait le taff. Beaucoup sont persuadés que la police passe son temps à protéger et servir. C’est ce qu’on appelle la copaganda, à savoir la propagande policière dans toute sa splendeur. Résultats de ce bourrage de crâne : en France pour parler de violences policières Cnews invite…. Veronique Genest. Elle était invitée en tant qu’actrice de la série Julie Lescaut. Si ça ce n’est pas de la désinformation. Car c’est quoi la légitimité d’une actrice blanche de série policière pour parler de la mort d’hommes noirs tués par la police ? Nous ne le saurons jamais.

Le pire dans toute cette propagande ? Beaucoup de show pourraient très bien exister sans le sujet flics. C’est le cas de Brooklynn99 ; toute la clique pourrait démissionner et rejoindre la caserne de pompiers et le show serait tout aussi drôle.

Car en cette période troublée ce qu’il nous faut c’est de la télé sur le démantèlement de la police, de la télé sur un futur sans police. Bref n’en avez vous pas assez de toute cette propagande ?

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

Les Oscars et le trauma porn

En 2016 j’écrivais déjà sur #Oscarssowhite et 4 ans plus tard rien n’a vraiment changé.

Lupita Nyong’o, Jennifer Lopez, Awkwafina

J’ai vu passer sur Twitter tellement de conversations concernant leurs performances cinématographiques. Mais les Oscars préfèrent cultiver l’entre soi. On se retrouve encore avec que des hommes blancs nominés pour Best Director, à l’exception de Bong Joon-Ho pour Parasite. Et pour en rajouter une couche, aucune femme à l’horizon dans les nominations, pourtant cette année il y avait Marielle Heller, Gerwig, Scafaria.

Pour la prestation de Lupita Nyongo dans Us salué par beaucoup, on le savait déjà que le genre horreur ne trouve jamais grâce aux yeux de l’Académie. On aurait pu croire que Lupita livrant une performance exceptionnelle en jouant non pas un mais deux rôles trouve grâce à leurs yeux !

Mais The Academy veut rester hors sujet.

Il y’a aussi l’oubli d’Eddie Murphy. D’ailleurs si vous avez l’occasion regardez Dolemite is my name, un film émouvant et poignant !

En vrai on se retrouve avec une seule nomination d’une Noire, Cynthia Erivo qui joue encore je vous le donne en mille… une esclave.

Pardon mais il est nécessaire de souligner ce besoin de trauma porn dès que les Noirs sont concernés.

D’ailleurs vous le savez que la seule noire à avoir eu l’oscar pour un rôle principal c’est Halle Berry avec un rôle à fond dans le traumatisant.

Il semblerait qu’on ne trouve grâce à leurs yeux que lorsqu’on souffre et qu’on est brisé.es.

Donc arrêtons de croire qu’une Académie composée de vieux blancs va changer. Quand Joker a onze nominations, qu’un film aussi fadasse qu’Irishman et une prestation médiocre de Scarlett est tout ce qui trouve grâce à leurs yeux, il est peut-être juste temps qu’on passe à autre chose…

Venez on se dit on ignore les Oscars voulez-vous ?

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

Il faut qu’on parle de la série You

Quand deux sœurs regardent You (Netflix) ensemble ça donne quoi ?

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma petite sœur, elle a 19 ans et vit avec moi. C’est une crème et avec ma maladie, elle est d’un grand secours.

On a pris l’habitude de regarder des séries ensemble. Vu qu’elle est en fac de droit et que c’est grève time en ce moment, elle a du temps donc on a regardé You saison 2.

Je tiens à préciser que je ne portais pas cette série dans mon cœur.

La saison 1 je l’ai bien critiqué sur Twitter ; je suis arrivée

à l’épisode 4 j’étais au bout de ma vie, j’ai arrêté les frais. J’ai fini par demander à mes mutuals qui regardait de me spolier la fin de la série. J’avais zéro temps dans ma tête à consacrer à une histoire ou le héros est un harceleur.

Jusqu’à cette saison 2 et l’entrée en scène de ma sis.

Pour la petite histoire, elle a regardé You non pas une mais deux fois. La première avec sa meilleure amie, la seconde avec moi. Elle adore cette série et ne s’en cache pas. On discute beaucoup quand on bingwatch ensemble et je dois dire qu’à la base dès le début on n’était pas d’accord sur Joe.

Pour moi c’est un harceleur et pour ma petite sœur non. Je sais que j’ai des raisons valides de cocher toutes les cases « stalker » mais je n’arrivais vraiment pas à la convaincre. Les débats passionnés entre membres d’une même famille ou personne ne tombe d’accord vous connaissez ?

On est là à se regarder comme ça jusqu’à lâcher l’affaire.

J’ai lu pour les besoins de l’article, un interview de l’acteur jouant le personnage principal, il disait qu’il faut comprendre que les gens tombent dans le panneau car

  1. Tout est fait pour.
  1. White privilege.

Et c’est vrai !

Oui la saison 2 est beaucoup mieux écrite et en passant n’allez pas juger ma petite sœur ce n’est pas du tout le but de ce billet, c’est plutôt de montrer pourquoi on a des points de vue différents.

Pour elle quelqu’un qui n’a pas le visage du harceleur de prime abord ne l’est pas. C’est peut être une perception erronée du harcèlement qui lui a été peinte par la société en 19 ans. J’ai sûrement moi aussi ma part de responsabilité et j’ai failli en tant que grande sœur à tirer la sonnette d’alarme sur les différents types de stalk.

Car à bien y réfléchir : est-ce qu’on sensibilise les plus jeunes sur le harcèlement ?

Non.

Ce travail a-t-il été fait pour nous ?

Non.

Je veux bien admettre que You peut être vu comme un portrait de notre temps, de comment les privilèges change notre vision de la société mais par pitié lorsque vous regardez You, gardez toujours à l’esprit que Joe reste et restera à jamais un harceleur et un tueur en série.

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

Le colorisme dans les séries afro-américains

Et si on parlait du colorisme dans les séries afro US ?
Beaucoup en manque de représentations du côté de la France doivent se demander je veux en venir. Critiquer les seules séries où on pouvait voir des familles noires peut paraître de trop…
Sachez cependant que pour chacune des séries afro américaine les plus mythiques, il suffit de comparer le traitement du rôle féminin lightskin vs le rôle féminin darkskin pour se rendre compte que le colorisme finit toujours par se mêler de la partie .
Prenons par exemple la série Martin datant des années 90. Dans le sitcom, Pam est stéréotypée dès le début comme une angry black woman, Martin la comparant souvent à un animal. Au contraire de Gina rôle féminin principal (comme de par hasard à la peau plus claire) qui a « le bon rôle » de la femme sympathique et aimante.
Comme si cela ne suffisait pas, on ne compte plus les actrices darkskin qui se sont fait remplacer par des actrices lightskin au fil des ans.
La preuve : toujours dans les années 90, le succès de la série le Prince de Bel Air n’empêche pas le départ de Janet Hubert jouant le rôle de Vivian Banks. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais pour la remplacer iels auraient pu choisir une actrice ressemblant à Janet Hubert mais non , le choix se porte sur une lightskin et c’est la raison pour laquelle cette action parle d’elle-même.
Rebelote dans Ma famille d’abord datant des années 2000. On sait que l’actrice qui jouait Claire, la jeune fille du couple a dû quitter la série pour des raisons familiales. Mais pourquoi elle a été remplacée par une jeune fille la plus claire de peau possible ?
Parce que les femmes noires ressemblant à Zozibini Tunzi la nouvelle miss Univers sont peu mises en avant.
Je me pose donc la question : les hommes noirs sont-ils les seuls darkskin autorisés dans les sitcoms afro américains ?
Si à cela vous me répondez : « ses séries datent de 20 à 30 ans », désolé de vous le dire mais rien n’a vraiment changé. Et pour vous le prouver, une image valant mille mots, que direz-vous de non pas une, mais deux photos de cast récent de shows afro sur Netflix ?

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

Mon regard de femme noire sur le sacre de Zozibini Tunzi Miss Univers 2019

Je ne suis pas une grande fan des concours de beauté. Vivant dans une société eurocentrée, je les fuis à cause de ce fameux mot « beauté » qui me rappelle tout ce que je ne suis pas (selon les critères de la dite société).

Je vous arrête tout de suite ce n’est pas que je ne suis pas fière de mon identité. Mais en tant que femme noire aux cheveux courts et crépus, je sais que je suis en bas de l’échelle de la « beauté ».

Alors ce que j’en pense de la victoire de Zozibini Tunzi à Miss Univers c’est que : ça ne changera probablement pas ma vie mais qu’est ce que ça fait du bien !

année 2 après mon deuxième big chop

J’ai 30 ans, j’en suis à mon troisième big chop et pourtant j’ai encore beaucoup de mal à accepter à 100% mes coupes à la garçonne.

Parce que pour la société mon capital beauté semblait augmenter quand j’avais les cheveux longs et défrisés.

C’est un fait ; et surtout ne venez pas me parler de vos goûts perso, quand je vous parle d’expérience.

Ajoutons à ça que Mon 3ème big chop s’est fait à cause de ma maladie (syndrome de Sezary) et le fait que je perdais mes cheveux, on a là le cocktail gagnant pour que je sois remplie de complexes capillaires.

Moi à ce jour

En anglais il y’a un mot qui est utilisé pour décrire ce dont je vous parle

Texturism: The idea that certain types of natural hair patterns are more beautiful than others

Dans notre société cette idée que le cheveu court et crépu c’est moins beau a la dent dure. Donc oui j’exècre ce que représente les concours de beauté, mais je suis humaine et voir quelqu’un qui me ressemble être Miss Univers, je ne peux qu’être heureuse pour elle car je sais ce qu’elle a vécue toute sa vie.

Vous aimez mes écrits, vous pouvez me soutenir ici

Pour plus d’infos Pop Culture suivez-moi sur Instagram et Twitter : @miladytay

Miladytaystudio : entre afro futurisme et pop culture

Coucou, c’est moi Taïna : l’éditrice, la créatrice et narratrice de ce site et j’ai besoin de vous (encore).

Je parles de ma vie privé assez rarement ici (je pense que vous me connaissez maintenant à force) mais quand je le fais, je déballe tout alors c’est parti pour le grand déballage !

Il paraît que tout ce qu’il restera à la fin ce sont nos actions, j’ai donc longtemps réfléchi à ce que je pourrais faire pour laisser ma marque.

Comme vous le savez (ou peut-être pas) j’ai un syndrome de Sezary et le chemin de mon diagnostic à ma prise en charge a été longue et semé d’embûches. Pour vous la faire courte ça fait deux ans que je cherche comment gérer mon statut de malade à temps plein et une activité professionnelle. J’ai d’abord voulu lancer un café, mais je n’ai pas réussi à réunir la somme nécessaire à l’ouverture du lieu. Ensuite je me suis mis en Freelance dans mon domaine ; la communication mais la précarité de ce statut ne me convient pas surtout avec ma santé pardon.

Pour toutes ces raisons j’ai longtemps cherché une activité que je peux mener depuis chez moi, ou je peux exprimer ma créativité tout en ayant un revenu régulier.

J’ai toujours refuser de rentabiliser le blog. Pas de patréon, tipee pour moi, pour le moment en tout cas.

Cependant j’ai décidé de lancer *roulements de tambours* la première marque afro de bijoux et accessoires 3D made In France. Rien que ça

Miladytay studio est une toute nouvelle marque de bijoux fantaisies née de mon amour pour l’afro-futurisme et de ma passion pour la Pop Culture.

J’y ai mis tout mon âme, mes tripes et j’ai besoin de vous pour la faire connaître au plus grand nombre !

À l’approche de Noël n’hésitez pas à offrir une de mes pièces originales à vos proches ou/et en parler autour de vous.

N’hésitez pas à suivre la boutique sur Instagram

Pour acheter sur Vinted c’est ici

Pour acheter sur Etsy, ici

Merci beaucoup les ami.es de me soutenir 🖤

Il y’a t-il de la place que pour un seul noir dans le judo en France ?

Émilie Andeol vient de faire un témoignage poignant dans Le Parisien concernant sa traversée du désert sur le plan professionnel.

« Aucun sponsor n’est arrivé, aucune proposition n’a été faite.

« On me disait : Tu comprends, il y a Teddy Riner. Et alors ? Je suis une femme, j’ai mon histoire… »

Traduction : il y’a de la place pour un seul noir.

Comme si l’existence même de Teddy Riner suffisait à balayer d’un revers de main ce que pourrait accomplir une femme noire et ronde, en insufflant l’envie à des adolescentes qui peuvent se projeter sur elle par exemple !

Émilie Andéol le dit d’ailleurs dans l’interview :

« Pas simple adolescente d’être pas très grande, ronde et noire, le sport m’a donné confiance en moi.

J’aimerais que mon parcours aide des jeunes…»

Dans l’article c’est d’ailleurs la seule fois où il est fait mention de sa couleur de peau.

Et c’est bien une partie du problème en France où ce jeu de dupes nous empêche de nous questionner vraiment sur les dynamiques de race. Car soyons sûr qu’une championne olympique blanche aurait déjà trouvé un emploi. Soyons honnêtes !

En substance ce qu’on comprend du message envoyé par les sponsors et entreprises français c’est que :

  • Il y’a déjà un noir de service dans le judo (Teddy Riner)

Et ce, peu importe qu’une femme noire ne vive pas exactement la même expérience qu’un homme noir.