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Clap de fin pour le Cinéma ?

Un exploitant ciné a détruit à coups de batte un matériel promotionnel pour Mulan suite à l’annonce de Disney de le sortir directement sur Disney+. C’est dans ce contexte que j’écris cet article. Je suis avec intérêt ce qui se passe avec Mulan. Je m’interroge sur Twitter, est-ce le début de la fin du cinéma ? En tout cas tel qu’on le connaît maintenant.

Personnellement je ne suis pas en train de pleurer sur « la mort » du cinéma. Les changements font partie de la vie.

Il y’a plein de choses qui ne vont pas me manquer de toute façon. Netflix avait déjà révolutionné notre vision du cinéma. Exit les punaises de lit, les pop corn beaucoup trop cher et devoir se taper des gens malpolis (parfois). Ça ne veut pas dire que je n’en garderais pas de bons souvenirs.

Avec mon mari, nos premières sorties étaient Drive/cinéma. On était jeunes (19 ans) et on en a dépensé des sous parfois pour des films qui n’en valaient pas la peine.

Lorsque l’expression Netflix & Chill a été inventé c’est là que je me suis rendu compte du changement qui s’opérait. Les sorties au cinéma ont été remplacé par son canapé et la possibilité de se câliner sans déranger personne. On est d’ailleurs de fervents partisans de Netflix and chill. Mon mari étant un chef de cuisine, je vous assure que le pop corn est meilleur chez moi. Il en fait un à tomber par terre avec du caramel et de la cannelle.

Tout ça pour dire, maintenant on a Netflix, Hulu, Prime, Disney+ et bien d’autres. Et une pandémie est également passée par là.

Le monde change et il s’agirait de ne pas se morfondre mais plutôt se réjouir que les films soient désormais plus accessible à un plus grand nombre de gens. Même s’il y a encore un problème de prix avec les plateformes de streaming. (mais ce sera peut-être le sujet d’un autre article).

Mulan sera par exemple disponible au prix de 29,99$ ce qui me semble bien parti pour faire un bide. Il faudra voir ce que va donner ce système mais avec des prix abordables pour tous.

Disney be like

Car que l’on veuille se l’avouer ou non, c’était quand même un privilège d’aller au cinéma.

Est-ce que Black signifie vraiment King ?

J’ai vu Black is King de Beyoncé et visuellement elle a encore une fois fait le taff.

Elle ne nous a pas laissé tomber et le sens artistique est là, les sons qu’on connaissait déjà et qu’on peut donc chanter à tue-tête , les collaborations triées sur le volet, les costumes.

Je sais que je suis faible de succomber à cette vision rêvée et afro-americano centrée de l’Afrique mais on a tellement peu d’œuvres capable d’avoir ce genre d’impact. Certaines sur Twitter appellent ce genre « la wakandification de la pop culture africaine». Vous savez penser qu’on est tous et toutes (nous les Afro-descendant.es de lignée royale.

La blogueuse @Clumsy_Mummy rappelle d’ailleurs sur Twitter :

« chez les Soninkes tout le monde n’est pas roi ou reine ni chef de village … d’où les tensions dernièrement entre les castes des esclaves et les nobles.»

Dans mon pays d’origine (Haïti) on a également cette mentalité « Royale». Beaucoup de généraux disaient descendre de prince, royauté. C’est le cas de Toussaint Louverture qui est pour nous un Prince. Je ne sais toujours pas si on avait la preuve qu’il l’était vraiment… On raconte, au sujet de ses origines, qu’il aurait été le fils de Gahou Deguénon, un prince africain d’Allada (actuel Bénin). Cette rumeur circulait de son vivant et je pense qu’il n’a rien fait pour le démentir car on en avait besoin justement.

Peut-être que c’est normal qu’on veuille à tout prix être d’ascendance royale. On est juste toujours coincé dans cette phase où on est tellement pas traité comme des êtres humains depuis des siècles qu’on cherche à tout prix à se grandir. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec la réthorique Black is King de Beyoncé.

Pour bien appuyer ses dires, Beyoncé nous sort un film hauts en couleur et fort en symboles.

Brown skin girls est mon préféré 🤎
Oui le majordome est blanc et vous allez rien faire.

Mention spéciale pour tous les servants qui sont blancs. (Ce sont les seuls blancs dans le film.) J’ai éclaté de rire parce qu’elle est petty Bey il fallait le faire.

Celleux qui l’accusent de suprématie Noire et ne sont pas capable de voir que :

1. C’est de l’art ça sert également à faire passer des messages. Dans le cas présent le Noir étant le roi, le Blanc qui nous a esclavagisé nous sert. Oui on exprime notre rage à travers l’art : breaking news.

2. Qu’on vit dans une société tellement inégalitaire que ça n’arrivera jamais.

Je ne peux rien pour vous si vous êtes pas réceptifs chacun son truc, ainsi le monde est fait.

Concernant la production du film en lui même, d’un côté je suis un peu déçue que toutes ces jolies images soient la propriété de Disney mais en même temps c’est un peu hypocrite de ma part vu que je n’ai jamais été intéressée par Tidal. Donc who am I kidding ?

Pour conclure, non on est pas tous/toutes des fils/filles de Roi mais vous savez quoi ça change du trauma porn qu’on nous sert d’habitude. Mais y’a pas à dire Beyoncé elle est la Queen de la Pop Culture et elle nous le prouve encore une fois avec Black is King

Tout le monde s’en fout de la douleur des femmes noires : le cas Megan

Vous avez sûrement remarqué que plusieurs médias ont souhaité un bon anniversaire à Tory Lanez. Ça fait seulement deux semaines qu’il a agressé Megan en lui tirant dans les pieds à plusieurs reprises. Si son acte a été minimisée, je vous laisse imaginer ce que cela aurait donné si Tory Lanez avait tiré sur Kylie Jenner dans ses deux pieds, on est sûr à 100% que cette histoire aurait une médiatisation entièrement différente.

Parce que Megan est une femme noire, l’industrie du divertissement et les réseaux sociaux ont tourné la situation en dérision ou sont complètement silencieuses.

Ce traitement méprisant de la souffrance d’une chanteuse noire vient de ce mythe de la femme noire invincible, résistante à la douleur. Pourtant les femmes noires sont comme tout le monde, avec des émotions et ressentant de la douleur.

Sauf qu’en il s’agit de trauma porn, les tribulations et peines des femmes noires sont moquées ouvertement car ce qu’elles ressentent ne comptent pas, tout en bas dans l’échelle de valeur de la vie, elles doivent sauver tout le monde sauf elles-mêmes.

Pour toutes ces raisons, les médias ont laissé tomber cette femme. C’était déjà le cas à l’époque de Malcom X, et c’est toujours à l’ordre du jour. Les femmes noires sont les êtres les moins protégés du monde en général. Leurs larmes sont sujets de meme chez tout le monde, parfois même chez les hommes noirs.

Oui, les médias ont laissé tomber cette femme noire, tout comme la communauté noire, ma communauté en général. Il nous est devenu si courant de faire des blagues sur tout que nous oublions de protéger les femmes noires de la société. Si tout ça arrive à une femme qui avec le hot girl Summer a mis le feu à l’été 2019, imaginez donc ce que vivent les femmes noires grandes invisibles dans une société patriarcale et raciste.

J’ai envie de regarder Glee mais je ne vais pas le faire

J’ai cette envie de regarder Glee qui m’a pris depuis que j’ai su que Naya Rivera avait disparu. Surtout lorsque sa mort a été confirmé et que j’ai su qu’elle avait sauvé la vie de son fils de 4 ans au péril de la sienne. Mais je ne vais pas le faire. Non je ne vais pas regarder Glee.

J’ai tellement envie de revoir son visage. Il faut dire que je suis de la génération qui a grandi avec Naya Rivera. Donc c’est plus fort que moi, je scrute Twitter en étant émue devant le moindre gif, anecdote sur elle. Mais je ne vais quand même pas regarder Glee. Car entre 2009 (année de diffusion du 1er épisode) et aujourd’hui il y a eu : des scandales à foison (racisme et pedophilie) et lot de morts tragiques. Bref regarder même un épisode de Glee me parait insurmontable tant je ressens des émotions contradictoires (nostalgie vs dégoût) rien que d’y penser.

Mais je l’avoue la mort de Naya Rivera est celle qui m’a le plus touché. Elle a aidé toute une génération d’adolescents à embrasser leur sexualité, à apprendre à s’aimer et à se sentir bien dans leur peau. Elle a milité tant par son rôle dans Glee qu’au travers de ses apparitions publiques pour la représentation de la communauté lgbtq + et pour tout cela, elle nous manqueras beaucoup .

Ce petit texte s’adresse donc aux nombreux.ses fans/ ex fans de Glee. Pour vous rappeler qu’il est normal de se sentir bouleversé.e en apprenant sa mort ; votre chagrin est valide. Elle a joué un rôle important dans la vie de tant de gens.

À Naya Rivera peu importe ma confusion, mes sentiments partagés sur Glee ou tes scandales passés, tu vas nous manquer ! 💔

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Cancel culture n’existe pas : la preuve avec le cas JK Rowling

Si vous traînez sur Twitter et que vous êtes fan de la saga Harry Potter vous avez sûrement déjà vu les tweets gênants de sa créatrice JK Rowling.

Ayant toujours un avis sur tout, ce mois-ci JK Rowling s’en prend aux femmes trans en étalant sa vision moyenâgeuse de LA femme.

Extrait de son article de blog

Si on a vu l’émergence d’hastags comme #JKRowlingisoverparty et #CancelJkRowling je suis désolé de vous l’apprendre : cela ne veut rien dire.

La liste des stars qu’Internet a cancel est longue. De R Kelly en passant par 6ix9ine, tous styles confondus on les a cancel. Et même JKR on l’a annulé des centaines de fois.

Mais le fait est qu’elle est toujours millionnaire et qu’en plus on lui offre une jolie plateforme ! Elle se plaint dans une nouvelle tribune d’avoir été blessée pour avoir défendu à ses 14,3 millions de followers sur Twitter que l’existence même des personnes transgenres ne comptent pas. Si ce n’est pas la preuve que Cancel culture n’est pas ce que l’on croit… et qu’il est peut-être temps de prendre du recul.

La culture d’annulation est l’affirmation selon laquelle des personnes au hasard sont impactées simplement pour avoir exprimé leurs opinions. Pourtant, chaque fois que JK Rowling dit quelque chose de transphobe, des milliers de personnes lui apporte leur soutien publiquement et sans conséquences.

Si cancel culture était vraiment aussi efficace, on assisterait à la pauvreté soudaine et complète de JKR.

Hors ce n’est pas le cas. Pas pour une femme cis blanche riche en tout cas. Car être tenu responsable de sa bigoterie ne peut s’ apparenter à « cancel culture », surtout lorsque l’écrivaine conserve carrière et richesse.

Eiffel : Illustration du male gaze au service du patriarcat

Avez-vous remarqué ce besoin dans le cinéma d’assoir la domination des hommes en romançant leurs relations avec des femmes à peine sortie de l’adolescence dont ils auraient pu être le père ? Il y’a d’ailleurs cette liste sur Sens Critique sur :

« Tous ces films où les vieux beaux finissent par se faire la jeunette et où la question de la différence d’âge ne se pose (presque) jamais … »

C’est ce à quoi on assiste avec le film Eiffel. Cette production française de Pathé qui a coûté la modique somme de 26 millions d’euros s’intéresse à l’histoire d’amour entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès.

Sauf que… dans la vrai vie, le couple avait en réalité douze ans d’écart. Les acteurs Emma Mackey et Romain Duris qui interprètent leurs rôles ont vingt-deux ans d’écart soit un rajout de dix ans à l’écran.

Emma Mackey 24 ans, Romain Duris 46 ans.

On peut penser que c’est anodin mais ça ne l’est pas. Si le but était de respecter à la lettre la différence d’âge entre Eiffel et sa conjointe on aurait plutôt eu droit à une actrice trentenaire et non une Emma Mackey âgée de 24 ans face à un Romain Duris quand à lui âgé de 46 ans. Tout ce que cela nous prouve c’est qu’en 2020 on continue à banaliser ce genre de relation sans penser aux conséquences réelles dans un monde régi par le patriarcat.

Car, on est en pleine manifestation du male gaze. Dans ces films souvent dirigés par des hommes, la culture visuelle dominante impose au public d’adopter une perspective d’homme hétérosexuel.

Si maintenant je vous révèle que le film Eiffel est dirigé, réalisé par un homme êtes-vous étonné ?

Après peut-on s’étonner qu’un acteur connu ai commencé à fréquenter sa femme quand celle-ci était âgée d’à peine dix-sept ans.

Après peut-on également s’étonner de voir un pédophile comme Polanski récompensé aux Césars ?

Si on retrouve systématiquement des couples à l’écran avec une forte différence d’âge et toujours dans le même sens il ne faut s’étonner de rien.

Et la team « Romain Duris est trop beau🥺 » en vrai on s’en fout, suivez un peu. C’est bien enrobé mais ce qu’on vous sert avec ce film c’est un fantasme masculin. Bienvenue en patriarcat !

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La propagande policière dans la pop culture

Vous avez remarqué que la télé est en boucle sur les show qui font l’apologie de la police ? Une étude américaine a démontré qu’il y avait trois cent séries ayant pour sujet la police à la télé en ce moment ! Dans quel monde a-t-on besoin des centaines de séries policières ?

Prenons par exemple le plus populaire dans le genre propagande policière : New York, police judiciaire aka Law & Order. Non seulement c’est un concentré de victim porn, mais en plus l’un des spinoff (Unité spéciale) s’est spécialisé dans l’utilisation de la douleur des femmes. Le pitch dit tout ce qu’il y’a à savoir dessus. Une unité spéciale de New York, dirigée par le lieutenant Olivia Benson, est chargée d’enquêter sur des crimes à connotations sexuelles en prenant en charge les victimes. Quand des viols deviennent divertissements pour tou.tes, il y’a beaucoup de questions à se poser sur ce qu’est devenue notre société.

Des décennies de brainwashing semblent avoir fait le taff. Beaucoup sont persuadés que la police passe son temps à protéger et servir. C’est ce qu’on appelle la copaganda, à savoir la propagande policière dans toute sa splendeur. Résultats de ce bourrage de crâne : en France pour parler de violences policières Cnews invite…. Veronique Genest. Elle était invitée en tant qu’actrice de la série Julie Lescaut. Si ça ce n’est pas de la désinformation. Car c’est quoi la légitimité d’une actrice blanche de série policière pour parler de la mort d’hommes noirs tués par la police ? Nous ne le saurons jamais.

Le pire dans toute cette propagande ? Beaucoup de show pourraient très bien exister sans le sujet flics. C’est le cas de Brooklynn99 ; toute la clique pourrait démissionner et rejoindre la caserne de pompiers et le show serait tout aussi drôle.

Car en cette période troublée ce qu’il nous faut c’est de la télé sur le démantèlement de la police, de la télé sur un futur sans police. Bref n’en avez vous pas assez de toute cette propagande ?

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Les Oscars et le trauma porn

En 2016 j’écrivais déjà sur #Oscarssowhite et 4 ans plus tard rien n’a vraiment changé.

Lupita Nyong’o, Jennifer Lopez, Awkwafina

J’ai vu passer sur Twitter tellement de conversations concernant leurs performances cinématographiques. Mais les Oscars préfèrent cultiver l’entre soi. On se retrouve encore avec que des hommes blancs nominés pour Best Director, à l’exception de Bong Joon-Ho pour Parasite. Et pour en rajouter une couche, aucune femme à l’horizon dans les nominations, pourtant cette année il y avait Marielle Heller, Gerwig, Scafaria.

Pour la prestation de Lupita Nyongo dans Us salué par beaucoup, on le savait déjà que le genre horreur ne trouve jamais grâce aux yeux de l’Académie. On aurait pu croire que Lupita livrant une performance exceptionnelle en jouant non pas un mais deux rôles trouve grâce à leurs yeux !

Mais The Academy veut rester hors sujet.

Il y’a aussi l’oubli d’Eddie Murphy. D’ailleurs si vous avez l’occasion regardez Dolemite is my name, un film émouvant et poignant !

En vrai on se retrouve avec une seule nomination d’une Noire, Cynthia Erivo qui joue encore je vous le donne en mille… une esclave.

Pardon mais il est nécessaire de souligner ce besoin de trauma porn dès que les Noirs sont concernés.

D’ailleurs vous le savez que la seule noire à avoir eu l’oscar pour un rôle principal c’est Halle Berry avec un rôle à fond dans le traumatisant.

Il semblerait qu’on ne trouve grâce à leurs yeux que lorsqu’on souffre et qu’on est brisé.es.

Donc arrêtons de croire qu’une Académie composée de vieux blancs va changer. Quand Joker a onze nominations, qu’un film aussi fadasse qu’Irishman et une prestation médiocre de Scarlett est tout ce qui trouve grâce à leurs yeux, il est peut-être juste temps qu’on passe à autre chose…

Venez on se dit on ignore les Oscars voulez-vous ?

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Il faut qu’on parle de la série You

Quand deux sœurs regardent You (Netflix) ensemble ça donne quoi ?

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma petite sœur, elle a 19 ans et vit avec moi. C’est une crème et avec ma maladie, elle est d’un grand secours.

On a pris l’habitude de regarder des séries ensemble. Vu qu’elle est en fac de droit et que c’est grève time en ce moment, elle a du temps donc on a regardé You saison 2.

Je tiens à préciser que je ne portais pas cette série dans mon cœur.

La saison 1 je l’ai bien critiqué sur Twitter ; je suis arrivée

à l’épisode 4 j’étais au bout de ma vie, j’ai arrêté les frais. J’ai fini par demander à mes mutuals qui regardait de me spolier la fin de la série. J’avais zéro temps dans ma tête à consacrer à une histoire ou le héros est un harceleur.

Jusqu’à cette saison 2 et l’entrée en scène de ma sis.

Pour la petite histoire, elle a regardé You non pas une mais deux fois. La première avec sa meilleure amie, la seconde avec moi. Elle adore cette série et ne s’en cache pas. On discute beaucoup quand on bingwatch ensemble et je dois dire qu’à la base dès le début on n’était pas d’accord sur Joe.

Pour moi c’est un harceleur et pour ma petite sœur non. Je sais que j’ai des raisons valides de cocher toutes les cases « stalker » mais je n’arrivais vraiment pas à la convaincre. Les débats passionnés entre membres d’une même famille ou personne ne tombe d’accord vous connaissez ?

On est là à se regarder comme ça jusqu’à lâcher l’affaire.

J’ai lu pour les besoins de l’article, un interview de l’acteur jouant le personnage principal, il disait qu’il faut comprendre que les gens tombent dans le panneau car

  1. Tout est fait pour.
  1. White privilege.

Et c’est vrai !

Oui la saison 2 est beaucoup mieux écrite et en passant n’allez pas juger ma petite sœur ce n’est pas du tout le but de ce billet, c’est plutôt de montrer pourquoi on a des points de vue différents.

Pour elle quelqu’un qui n’a pas le visage du harceleur de prime abord ne l’est pas. C’est peut être une perception erronée du harcèlement qui lui a été peinte par la société en 19 ans. J’ai sûrement moi aussi ma part de responsabilité et j’ai failli en tant que grande sœur à tirer la sonnette d’alarme sur les différents types de stalk.

Car à bien y réfléchir : est-ce qu’on sensibilise les plus jeunes sur le harcèlement ?

Non.

Ce travail a-t-il été fait pour nous ?

Non.

Je veux bien admettre que You peut être vu comme un portrait de notre temps, de comment les privilèges change notre vision de la société mais par pitié lorsque vous regardez You, gardez toujours à l’esprit que Joe reste et restera à jamais un harceleur et un tueur en série.

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Le colorisme dans les séries afro-américains

Et si on parlait du colorisme dans les séries afro US ?
Beaucoup en manque de représentations du côté de la France doivent se demander je veux en venir. Critiquer les seules séries où on pouvait voir des familles noires peut paraître de trop…
Sachez cependant que pour chacune des séries afro américaine les plus mythiques, il suffit de comparer le traitement du rôle féminin lightskin vs le rôle féminin darkskin pour se rendre compte que le colorisme finit toujours par se mêler de la partie .
Prenons par exemple la série Martin datant des années 90. Dans le sitcom, Pam est stéréotypée dès le début comme une angry black woman, Martin la comparant souvent à un animal. Au contraire de Gina rôle féminin principal (comme de par hasard à la peau plus claire) qui a « le bon rôle » de la femme sympathique et aimante.
Comme si cela ne suffisait pas, on ne compte plus les actrices darkskin qui se sont fait remplacer par des actrices lightskin au fil des ans.
La preuve : toujours dans les années 90, le succès de la série le Prince de Bel Air n’empêche pas le départ de Janet Hubert jouant le rôle de Vivian Banks. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais pour la remplacer iels auraient pu choisir une actrice ressemblant à Janet Hubert mais non , le choix se porte sur une lightskin et c’est la raison pour laquelle cette action parle d’elle-même.
Rebelote dans Ma famille d’abord datant des années 2000. On sait que l’actrice qui jouait Claire, la jeune fille du couple a dû quitter la série pour des raisons familiales. Mais pourquoi elle a été remplacée par une jeune fille la plus claire de peau possible ?
Parce que les femmes noires ressemblant à Zozibini Tunzi la nouvelle miss Univers sont peu mises en avant.
Je me pose donc la question : les hommes noirs sont-ils les seuls darkskin autorisés dans les sitcoms afro américains ?
Si à cela vous me répondez : « ses séries datent de 20 à 30 ans », désolé de vous le dire mais rien n’a vraiment changé. Et pour vous le prouver, une image valant mille mots, que direz-vous de non pas une, mais deux photos de cast récent de shows afro sur Netflix ?

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