Archives du mot-clé pop culture

Britney Spears, les médias et la santé mentale des femmes

Suivez bien comment la santé mentale de Britney Spears est abordée dans les médias, si une star qui a autant marquée la Pop culture fait l’objet de moqueries dans les tabloïds alors qu’elle a clairement besoin d’aide, ça dit tout de la place qu’occupe la santé mentale des femmes dans ce monde.

Que Britney Spears ai réussi à se relever de 2007 relève déjà d’un miracle. Je n’oublierai jamais cette vidéo où elle est assise par terre, pleurant et câlinant son chien pendant que les paparazzi continuent à prendre photos sur photos malgré son état de détresse émotionnelle. Et toutes les Une avec la photo d’elle se rasant le crâne et spéculant sur « sa folie ».

Dans la lignée des histoires merdiques de femmes ayant bavé à cause de leur santé mentale nous avons également le traitement d’Amanda Bynes qui nous montre la cruauté des médias envers les femmes souffrant de dépression chronique.

Pourquoi préciser le traitement des femmes ? Parce que les médias ont toujours fait choux gras de ce genre de nouvelles lorsque ça concerne une femme tout en continuant à protéger les hommes quand le sujet n’est pas tout simplement tabou.

Un deux poids deux mesures qu’on peut voir avec le traitement de la dépression de Justin Bieber, l’icône pop est soit salué dans plusieurs articles pour avoir eu le courage de faire une thérapie et a pu même en parler en maîtrisant la narration dans un interview dans Vogue ! Soit, tout le contraire sa santé mentale est complètement passée sous silence.

Alors que bon nombre des femmes de la génération 00’s (Demi Lovato, Lindsay Lohan) se font régulièrement basher à cause de leurs thérapies, les commentaires sous les post où Justin Bieber s’épanche sur sa dépression (maîtrisant encore sa propre narration) sont nettement plus complaisantes.

Des be strong Justin pour Bieber quand Britney Spears a droit à des crazy ass bitch

Le Dr Sebi au centre d’une théorie improbable sur la mort de Nipsey Hussle

Est-ce impossible à croire que la mort d’un rappeur peut ne rien avoir avec une énième théorie conspiration ?

La mort du rappeur Nipsey Hussle tué par balles le 31 mars 2019 nous a fait découvrir que beaucoup d’américains ne connaissaient pas du tout le Dr Sebi et ses recherches sur le cancer et le sida. Car sans vouloir faire ma grande connaisseuse, je ne vois pas pourquoi un gouvernement tuerait pour un documentaire concernant une cure qu’on peut déjà trouver sur YouTube ou il y’a des dizaines de vidéos sur la question dont une d’1h du Dr Sebi où il explique tout ce qu’il faut savoir pour se soigner par les plantes. Il y’a également son site Internet où on peut acheter des capsules d’herbes à €800 pour traiter toute maladie en rapport avec les défenses immunitaires. Donc on ne peut pas vraiment dire que ses travaux soient un secret même si le rappeur allait probablement vulgariser auprès d’un public américain.

Au contraire de la mort de 2Pac mise en parallèle avec celle de Nipsey Hussle on a malheureusement bien la preuve avec la vidéo de sa mort que celle-ci a probablement zéro lien avec le documentaire en cours.

Pour des raisons socio-économiques dans un monde où l’on mange en majorité des aliments transformés, la cure du Dr Sebi est composé que de produits naturels ce qui le rend de toute façon impossible à suivre pour tous dans notre société actuelle avec ou sans documentaire.

Il faut savoir que l’artiste vivait une année formidable avec une nomination aux Grammys Awards et qu’il voulait commencer des pourparlers avec la police pour lutter contre la violence des gangs à LA et aider la communauté où il a grandi.

Je ne suis pas détective et je ne sais pas si son combat contre les gangs est la raison pour laquelle il a été tué mais Nipsey Hussle semblait s’attaquer à plusieurs problèmes au sein de sa communauté qui auraient tous plus ou moins eu un impact sur la société. Je ne pense donc pas trop m’avancer en disant que sa mort n’a probablement rien avoir avec le documentaire qu’il préparait sur le Docteur.

En vrai tout ce qu’il y’a à tirer de cette conspiration c’est que je suis contente de voir ces travaux mis en lumière, car on ne vantera jamais assez le pouvoir des plantes. Contente de voir que plus de gens découvrent le Dr Sebi même s’il est assez malheureux que ce soit dans ces circonstances.

Love, death & robots : une vision hétéro blanche de l’animation

À la base ça partait d’une bonne intention, la nouvelle série d’animation de Netflix Love Death & Robots a tout pour plaire mais au fil des épisodes, on se rend compte que cette série a vraiment été écrite pour et par des hommes blancs.

À vrai dire : la plupart des épisodes ont un point de vue sexiste avec une pincée de racisme pour aller avec. Il y’a la femme objet de partout et même quand l’idée de base semble être de l’empowerment, au final les femmes semblent tout droit sortir d’hentaï.

Vous remarquerez par exemple que les deux personnages asiatiques sont à poil pendant la majorité des deux épisodes qui leur sont consacrées.

On a aussi la butch lesbienne qui se fait massacrer dès le premier épisode, on assiste à une scène d’une violence inouïe envers une femme racisée LGBT. Même si au final il y’a une morale à tout ça on se demande si c’est vraiment nécessaire.

Si vous faites le compte, tous les racisé.es semblent destiner à mourir. Donc niveau représentations, cette série pèche par ses clichés et préjugés.

ATTENTION SPOILERS

L’épisode pour moi symbolisant le plus la place qu’occupe les deux réalisateurs dans la société est vraiment celui sur Hitler. Parce que comment vous dire, il y’a qu’un homme blanc pour nous pondre 6 réalités alternatives avec un Hitler en jeune peintre qui meurt et que la morale de l’histoire reste que de toute façon les hommes sont cons donc Hitler vivant ou mort n’aurait rien changé à l’issue de la deuxième guerre mondiale. Violent

En bref des images léchées c’est ça qu’on aime mais pour une série futuriste on tombe dans les mêmes travers parce que le duo de scénaristes se concentre beaucoup trop sur leur vision du monde.

Le problème c’est pas que les hommes blancs que sont David Fincher et Tim Miller ne soient pas doués en animation c’est surtout qu’on se retrouve avec une série heteronormative et colonialiste, en bref de l’animation avec des bons morceaux de misogynie, une obsession aux relents sexistes à peine cachée.

Quand on vous dit que les représentations sont importantes !

8 projets féministes pour ce 8 mars

Pour ce 8 Mars 2019 à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme : voici 8 projets Pop Culture à travers le monde à soutenir au nom de la caauuuuse. Toujours mieux qu’un trait de rouge à lèvres, avec du 100% féministe dedans.

Séries à Bingwatcher

4 more shots please !

La série indienne 4 more shots please ! parle féminisme, le patriarcat et les millénials mais en Inde, tout y passe culture du viol, homosexualité et mariage arrangé. Un must à voir

Disponible sur Amazon Prime

Good Girls

Vous cherchez des femmes badass ? Trois mères de famille orchestrent la casse d’un supermarché pour échapper à la ruine et accéder à l’indépendance. Toutes pour une et une pour toutes !

Disponible sur Netflix

Albums à télécharger

Grey Area

Le rap est certes un milieu misogyne mais Little Simz ne se laisse pas faire car elle est LA boss en robe. C’est pas moi qui le dit mais elle ! À écouter Grey Area son dernier album dans laquelle elle fait son autocritique et nous parle de mysoginie, thérapie et estime de soi.

When I Get Home

Si tu veux méditer et te transporter au pays des rêves, l’album de Solange When I Get Home est ce qu’il te faut pour une fin de journée en douceur. Un album inspiré 70’s qui parle à l’âme.

Côté films

Captain Marvel

Selon les critiques, Captain Marvel est un blockbuster enjoué et féministe, qui ne révolutionne pas le genre des super-héros, mais parvient pourtant à être unique.

Et oui ! Captain Marvel le premier Marvel féministe est en ce moment même au cinéma, alors vous savez quoi faire.

Lionheart

Ce film nous directement du Nigeria, une jeune femme reprend la compagnie de son père malade, avec l’aide d’un oncle. Dans ce monde dominé par les hommes, il lui faudra faire ses preuves.

De plus grâce à ce film la scénariste Geneviève Nnaji est devenue la première milliardaire de Nollywood. Netflix aurait acheté son film LionHeart pour 3,8 millions de dollars. À supporter jusqu’au bout !

Disponible sur Netflix

Podcasts en série

Me my sexe and I

Avec Me my sexe and I, Axelle Jah Njiké donne la parole aux femmes noires francophones afin de comprendre leur construction en tant qu’individu et raconter leur réalité, bien loin des clichés. Un podcast qui aborde la sexualité sous un autre angle.

À écouter ici

Quoi de meuf

Quoi de meuf c’est LE podcast avec un point de vue féminin et féministe qui toutes les trois semaines, avec Clémentine Gallot et Mélanie Wanga, et la blogueuse afro féministe ThisisKiyemis offrent un talk féministe, culturel et social à ne manquer sous aucun prétexte pour avoir un point de vue de meufs sur des sujets de société !

À écouter ici

Little Simz est dans la zone

Dans Grey Area son dernier album Little Simz fait son autocritique et nous parle mysoginie, thérapie et estime de soi.

Si la sortie en 2018 des single Offence et Boss nous ont donné un avant goût de ce qu’elle nous concoctait, on peut dire que Little Simz aka Simbi Ajikawo a encore une fois tapé dans le mille.

Grey area c’est 10 sons dont le premier Offence avec lequel la rappeuse pose tout de suite les bails en mode Nene Leakes

« Isaid it with my chest / and I don’t care who I offend”

S’ensuit Boss où elle donne un nouveau sens au mot

« I’m a boss in a fucking dress »

L’un de mes coups de cœur est vraiment Venom où Little Simz s’attaque aux misogynes qui sont légion dans le milieu du rap.

« They would never want to admit that I’m the best from the mere fact that I’ve got ovaries,”Pussy you sour/Never giving credit where it’s due ’cause you don’t like pussy in power/venom.”

L’un des morceaux les plus intéressants pour moi reste Theraphist car ce n’est pas tous les jours qu’on entend une jeune rappeuse noire nous parler de son rapport à la thérapie. À fleur de peau, Little Simz avoue :

« I don’t even know why I invest in the time comin’ to therapy

There’s nothin’ you can tell me that will help me

I do not believe that you’ve got it all figured out »

Pour les crédits de l’album, la plupart des sons sont crédités sous son nom : rafraîchissant ! Et pour celleux qui découvrent Little Simz, la rappeuse londonienne de 25 ans est considérée comme l’une des espoirs de la scène hip-hop britannique. Vous savez donc quel album écouter cette semaine 😉

#FrenchCinemaIsSoWhite

#FrenchCinemaIsSoWhite

Il semblerait que pour Vanity Fair le renouvellement du cinéma français soit un parterre de jeunes filles blanches en basket.

Elles sont bien mises en avant les paires de baskets, on peut clairement pas les rater. Iels ont dû se dire en choisissant cette couv : « si ça ce n’est pas être jeune cool et branché on ne sait plus ce que c’est ! »

Dans ce nouveau numéro de Vanity Fair on peut donc voir l’avenir du cinéma français (selon leur point de vue) et on a qu’une seule question ?

Le fait que le magazine n’ai même pas fait l’effort de chercher quelques actrices françaises noires et asiatiques (l’année même du succès fulgurant de Crazy rich Asians) nous dit tout ce qu’on a à savoir sur la nouvelle vague.

Ce n’est pas une surprise que le cinéma français soit toujours un milieu blanc et sa relève aussi. Rien d’étonnant quand on sait que lors de l’épisode #Oscarsowhite Julie Delpy avait déclaré en interview qu’Hollywood c’était pire pour les femmes. Et de rajouter qu’elle aurai préféré être afro-américain. Rien d’étonnant quand on prend conscience d’une culture anti représentations bien ancrée chez les cinéastes français. Après tout, on voit régulièrement ce que donne le refus systématique d’aborder le sujet des représentations en France. Il y’a un mépris assumé qui pousse à parler de racisé.es sous une seule forme : des comédies infantilisantes et paternalistes comme Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu. On ne peut donc même pas s’étonner que la couv ressemble à ça, Vanity Fair a raison, elles sont bien les révélations du cinéma français.

Karl Lagerfeld était raciste, grossophobe et sexiste : deal with it

Avant de pleurer la mort de Karl Lagarfeld surtout si vous faites partie d’une quelconque minorité, sachez qu’il n’aimait probablement pas ce que vous représentez.

Il se passe en ce moment un truc merveilleux grâce aux réseaux sociaux, le boycott de Gucci et autres marques de mode par des célébrités entre autres pour cause de racisme et blackface. Ce n’est pas une surprise que le milieu de la mode est l’un des plus excluants qui soit, faisant régulièrement la une pour son lot d’attaques racistes, sexistes, grossophobes ou homophobes. Les marques de luxe semblent avoir fait du snobisme des minorités un sport. Et Karl Lagerfeld était l’un des plus dignes représentants de cette exclusion, ce qui n’est un secret pour personne. Sa grossophobie était légendaire et s’il a redoré le blason Chanel, les dommages collatéraux ne sont pas à prendre à la légère. En plein ère de body positivism, il refusait l’idée même de l’existence des mannequins grande taille.

Il y’a à peine deux ans, suite à ces propos racistes sur les migrants et les juifs chez Thierry Ardisson, de nombreux téléspectateurs et internautes avaient saisi le CSA. Sans surprise cela n’a servi à rien.

Karl Lagerfeld a fait la pluie et le beau temps pendant son règne chez Chanel et il serait dangereux de l’encenser en passant sous silence le pouvoir destructeur qu’il a également eu, en reproduisant les mêmes schémas d’une société sexiste, grossophobe et raciste. Non seulement il les reproduisait, mais sa position de force lui a permis par ses actions de continuer à mépriser les mannequins ne correspondant pas à ses critères.

Voilà un homme qui était déjà intouchable de son vivant, plusieurs associations ont demandé sa démission sans l’obtenir, et qui le deviendra encore plus devant un refus généralisé de traiter des questions qui fâchent.

En passant sous silence son pouvoir de nuisance, quel est le message envoyé aux futurs générations de créateur.es ? Que le talent excuse tout et donne le droit de traiter tout le monde avec mépris ?

Il est intéressant de voir comment la mort revêt de sainteté un homme qui ne nous aurait même pas donné l’heure de son vivant.

Stop le bashing de la cuisine des racisé.es

Trop épicée, trop odorante, la cuisine des racisé.e.s est sans cesse méprisée. Pourtant ça ne l’empêche pas de faire l’objet d’une gentrification qui ne connaît pas la honte, on se retrouve ainsi avec des recettes improbables dans les médias comme un couscous de choux-fleurs.

La cuisine permet de faire passer tant d’émotions que ce bashing volontaire ou involontaire de ce qu’on mange quand on est racisé.e a un réel impact sur la perception de nos cuisines.

Quand on fait partie d’une minorité en France, cuisiner c’est garder un lien avec ses origines.

Le thème du festival de Nikon cette année est « je suis le partage », ça m’a donné l’envie de réaliser ma première vidéo qui s’intéresse justement à ce bashing. Je n’arrive pas à croire que je n’avais jamais joué à la YT depuis le temps que je traîne sur le net ! Ce qui m’a fait sauter le pas c’est le format court qui m’a plu et le thème qui collait pour un mini documentaire sur la cuisine.

À l’ère de la vidéo de recettes instantanées, vous avez remarqué que les mains que l’on voit sur les vidéos de recettes sont souvent blanches ? C’est en partant de là (ça et le couscous de choux fleurs 😂) que j’ai voulu faire une séries de recettes vidéos avec des plats phares comme le riz rougail, les accras etc. Je vous annoncerai la date de sortie pour les recettes.

Je ne suis pas une réalisatrice, ce que j’aime c’est écrire et raconter une histoire. Et là mon histoire était toute trouvée. Quoi de mieux qu’un bon plat réconfortant et fait avec amour comme symbole de partage de la culture culinaire ?

En attendant, si la cuisine vous intéresse, c’est le moment de voir en vidéo « Je suis toutes les cuisines » sur ce que représente la cuisine pour plusieurs femmes racisées en France.

Pour soutenir, partager le film c’est ici !
https://www.festivalnikon.fr/embed/2018/1281

De plus c’est l’occasion de découvrir mon joli accent 😂 j’ai hésité à faire la voix off de cette vidéo car je sais bien que mon accent est tout sauf « neutre » mais je me suis dit quitte à jouer le jeu jusqu’au bout autant proposer une vidéo qui me ressemble vraiment.

Merci beaucoup de votre soutien qui m’aide à avancer !

#Representationmatters Pourquoi real Qai Qai est important dans la Pop culture

Connaissez-vous real Qai Qai ? Oui je parle bien de la poupée de la fille de Serena Williams. Je n’aurais jamais cru que je parlerais d’une poupée ici mais il y’a une première fois à tout.

Et tant qu’à faire, autant débuter avec real Qai Qai ! Si les aventures de cette poupée sur les réseaux sociaux avaient l’air d’un simple jeu à ses débuts, avec 10 000 abonnés sur Twitter et 60 000 sur Instagram, elle est en train de devenir une véritable star.

Pour être juste, les poupées noires ne sont pas une nouveauté contrairement à ce qu’on peut/veut penser. Personnellement j’avais une poupée noire à la fin des années 90 dans le même genre que real Qai Qai. Elle n’a pas fait long feu, et à ma décharge c’était le cas pour toutes mes poupées, j’étais encore plus mauvaise mère qu’Olympia (la fille de Serena Williams)

Real Qai Qai à la plage ne vivant pas sa meilleure vie hashtag mère indigne 🤷🏾‍♀️

Mais Serena Williams apporte une dimension quasi politique à la vie de baby doll de mon influenceuse préférée du moment, la rendant inspirante. Car la poupée a désormais un site de goodies à son effigie et 100% des ventes utilisés pour offrir des poupées noires à des petites filles noires.

On peut se dire que c’est une vaine cause de s’intéresser à la poupée avec laquelle joue un enfant noir. Pourtant je n’oublierai jamais l’expérience télévisuelle où il est demandé à des fillettes noires en bas âge de choisir la plus jolie des poupées entre une poupée blanche et une poupée noire. La blanche a le plus de succès quand la noire est décrite en termes peu flatteurs.

>>> Test black doll

Si ce test n’est pas la preuve que ce monde a besoin de plus de poupées non blanches, je ne sais pas ce qu’il nous faut pour admettre que nous devons réviser nos normes de beauté pour être inclusives.

Pour toutes ces raisons, et parce que Serena Williams est la première à avoir utilisée son influence en tant que personnalité publique pour mettre en avant une poupée noire pour sa petite fille noire, real Qai Qai est pour moi ce qu’il nous manquait dans la culture populaire.

Il était une fois Lil Uzi Vert, Lil Yatchy et la masculinité noire

Pas besoin de le préciser mais  : je ne suis pas critique musicale, mon billet ne va donc pas aborder cet aspect de la question, ni le fameux débat Lil Uzi Vert, Young Thug, Lil Yatchy ce ne sont pas des vrais rappeurs. Je ne suis pas là pour juger des sons de la nouvelle géneration de rappeurs tels que Lil Uzi Vert, Lil Yatchy. J’ai même quelques uns dans ma playlist donc ce serai un peu gonflé de ma part

Je vais plutôt m’intéresser à leur perception dans la pop culture par leur style vestimentaire et le message qu’ils véhiculent .

Avant toute chose je n’avais pas  l’intention de réagir à cette polémique que je jugeais bien américaine. J’ai naïvement sous estimé son impact ici jusqu’au détour de ses tweets.


J’ai appris à ne plus trouver rageant que ces remarques viennent de jeunes hommes noirs. Surtout après 8 ans sur Twitter. Cette situation m’attriste, ce qui me pousse à écrire ce billet. Si un seul de ceux (nombreux malheuresement) qui ont ce genre de pensées arrive à lire jusqu’à la fin, je me dis que c’est déjà une petite victoire. Je sais que vous êtes également nombreu.ses à pas savoir comment expliquer aux jeunes cousins/frères que sortir des propros dénigrants envers les minorités quand on est soit même une minorité ne fait au final du mal qu’à eux-mêmes.

J’ai pris cet exemple, mais n’allez surtout pas taper Lil Uzi Vert dans la barre de recherche de Twitter. Moi je voulais juste voir le t-shirt de la contreverse. Pas tomber en 2017 sur un tas de gens pertubés par un t-shirt troué et un collier clouté. On en est donc encore là…

Si t’es un homme noir qui trouve ce genre de remarques pertinents/déconnants. Sache que : Les hommes noirs (donc toi) sont les premiers à souffrir de l’image hyper masculinisé  et/ou politiquement « respectable » qui leur est imposé. Respectable entre guillements car les critères de cette dite respectabilité sont toujours flous et sans cesse repoussé. Dans un monde ou la valeur d’une vie noire est en dessous de zéro, les remarques incessantes homophobes/et autres joyeusetés concernant ces jeunes quand bien même c’est pour faire le buzz OSEF, ou encore ce qu’ils font c’est du déjà vu OSEF ceci est un non sujet sont d’un extra. EXTRA inutile.

Le sujet n’est pas non plus celui du ce serai peut être intelligent d’arrêter le selfhate. Non, le point est tout simplement de pouvoir s’exprimer, afficher sa différence. Qu’on le veuille ou non l’existence de ces artistes est un hymne à la différence. Cette différence que l’on prône sans cesse au sein de nos communautés ne peut pas être uniquement celle qui nous arrange. Leur musique est trash ? Personne t’obliges à l’écouter. Leur tenue te pique les yeux ? Est-ce même toi qui paie ?

Beaucoup d’internautes américains l’ont déjà souligné, MJ et Prince à leur époque avait fait face aux mêmes critiques et on connait la suite. Puis il en faut bien pour tous les gôuts.

Quand je vois cette belle pochette de Lil Yatchy qui mérite le prix la plus inclusive du rap game , Young Thug mannequin pour Calvin Cklein femme et le projet capillaire à lui tout seul d’Uzi 😜 j’ai envie de dire, lâchez leur un peu la grappe, et comme dirait les ricains lets just be black & prosper together !