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Repose en paix Chadwick Boseman

Il y a de ses nouvelles que l’on refuse de digérer. Chadwick Boseman que le public connaît surtout pour son rôle de Black Panther (Marvel) est mort. La nouvelle a été annoncé par AFP à 4 : 07 ce matin.

« Chadwick Boseman meurt à 43 ans après 4 ans de lutte contre le cancer du côlon, a déclaré un représentant à AP. »

Étant moi-même malade, j’ai un syndrome de Sezary catégorisé comme un lymphome, je sais très bien ce que c’est de devoir cacher sa maladie aux yeux du monde. J’en parle un peu ici.

Quand j’ai abordé le sujet sur mon compte Twitter devant le malaise des gens j’ai préféré créer un autre compte pour parler juste de maladie. C’est à ce point que notre société ne veut pas parler de maladie au fait. Sur l’autre compte je suis suivi que par des malades et des amies proches.

Être malade, surtout avoir un cancer est une faiblesse qu’il faut cacher. Au début IRL également j’en parlais tout le temps mais face à la gêne des gens j’ai dû le cacher.

Et à Hollywood qui est une industrie tout dans le paraître cette règle de cacher ce qui nous ronge est puissance 1000. Vous avez remarqué les annonces de mort ou l’on apprend que notre star, réalisatrice préférée était malade depuis des années. Croyez-moi surtout depuis que je suis malade je le remarque tout le temps. C’est le risque de ne pas avoir de boulot qui les pousse au silence.

Comme le souligne Muruka sur Twitter :

Quelle société de merde quand même où on doit tout supporter en silence, cacher nos handicaps. S’il avait été ouvert au sujet de sa maladie, il n’aurait pas été en mesure de jouer ce rôle de Black Panther et cette vérité me brise le cœur. Chadwick Boseman a souffert en silence. Qu’il repose en paix

R.I.P 💖

La Kpop et l’appropriation culturelle

À la question « pourquoi les groupes de kpop finissent toujours par s’engager sur le chemin l’appropriation culturelle ? » la réponse est simple : parce que… (roulement de tambours) Iels s’en foutent de piller d’autres cultures.

Si vous êtes fan de Kpop et que vous ne voulez pas déconstruire votre vision de ce genre, passez votre chemin. Car ce que j’ai à dire est pénible à entendre pour les stans.

L’industrie de la Kpop s’en fout de faire de l’appropriation culturelle puisque… les groupes de kpop font volontairement semblant d’être ignorant en la matière, soyez certain que ce n’est pas une erreur de leur part. Pour les avoir vu se faire call out à chaque fois puis s’excuser mollement (parfois), on peut dire que le manque de considération est flagrant.

Ce qu’il y’a d’insidieux avec l’appropriation culturelle c’est qu’on va toujours te riposter que c’est par amour de la dite culture qu’on s’approprie, donc ce n’est rien de bien méchant. Sauf qu’au final on se retrouve dans le cas de la Kpop avec des groupes occupés à se faire de l’argent sur le dos d’autres cultures (afro américaine, desi, hawaïenne ) en mimant ce qui les amuse.

Il faut dire que se grimer régulièrement à coup de blackface et brownface c’est quand même le comble du mépris quand cela vient de gens qui sont de base à fond dans le whitewashing. La culture coréenne est réputée pour son utilisation des produits blanchissants. Pour être beau/belle il faut avoir la peau blanche.

Analysons maintenant le rapport de la Kpop à la danse, la plupart de leurs chorégraphies s’inspire en règle générale du breakdance sans jamais rendre hommage aux créateurs de cette danse ni même les mentionner à aucun moment.

À les voir se l’approprier on pourrait croire que la pop coréenne a inventé le breakdance. Sans jamais donner aucun crédit aux Noir.es qui l’ont rendu populaire.

Maintenant en ce qui concerne les fans : certain.es stans de Kpop sont négrophobe et iels ont toujours quelque chose à dire quand leurs favoris s’approprient d’autres cultures.

J’ai donc peu d’espoir d’une quelconque évolution dans cette industrie. Aujourd’hui la Kpop est devenue tellement incontournable et leur emprise grandissante ne change rien au fait qu’iels continuent à piller la danse, les tenues vestimentaires, les coiffures, ou encore mimer et se moquer d’autres cultures.

Bref iels veulent juste continuer à se déguiser en Noir.e le temps d’une chanson quoi.

Clap de fin pour le Cinéma ?

Un exploitant ciné a détruit à coups de batte un matériel promotionnel pour Mulan suite à l’annonce de Disney de le sortir directement sur Disney+. C’est dans ce contexte que j’écris cet article. Je suis avec intérêt ce qui se passe avec Mulan. Je m’interroge sur Twitter, est-ce le début de la fin du cinéma ? En tout cas tel qu’on le connaît maintenant.

Personnellement je ne suis pas en train de pleurer sur « la mort » du cinéma. Les changements font partie de la vie.

Il y’a plein de choses qui ne vont pas me manquer de toute façon. Netflix avait déjà révolutionné notre vision du cinéma. Exit les punaises de lit, les pop corn beaucoup trop cher et devoir se taper des gens malpolis (parfois). Ça ne veut pas dire que je n’en garderais pas de bons souvenirs.

Avec mon mari, nos premières sorties étaient Drive/cinéma. On était jeunes (19 ans) et on en a dépensé des sous parfois pour des films qui n’en valaient pas la peine.

Lorsque l’expression Netflix & Chill a été inventé c’est là que je me suis rendu compte du changement qui s’opérait. Les sorties au cinéma ont été remplacé par son canapé et la possibilité de se câliner sans déranger personne. On est d’ailleurs de fervents partisans de Netflix and chill. Mon mari étant un chef de cuisine, je vous assure que le pop corn est meilleur chez moi. Il en fait un à tomber par terre avec du caramel et de la cannelle.

Tout ça pour dire, maintenant on a Netflix, Hulu, Prime, Disney+ et bien d’autres. Et une pandémie est également passée par là.

Le monde change et il s’agirait de ne pas se morfondre mais plutôt se réjouir que les films soient désormais plus accessible à un plus grand nombre de gens. Même s’il y a encore un problème de prix avec les plateformes de streaming. (mais ce sera peut-être le sujet d’un autre article).

Mulan sera par exemple disponible au prix de 29,99$ ce qui me semble bien parti pour faire un bide. Il faudra voir ce que va donner ce système mais avec des prix abordables pour tous.

Disney be like

Car que l’on veuille se l’avouer ou non, c’était quand même un privilège d’aller au cinéma.

Est-ce que Black signifie vraiment King ?

J’ai vu Black is King de Beyoncé et visuellement elle a encore une fois fait le taff.

Elle ne nous a pas laissé tomber et le sens artistique est là, les sons qu’on connaissait déjà et qu’on peut donc chanter à tue-tête , les collaborations triées sur le volet, les costumes.

Je sais que je suis faible de succomber à cette vision rêvée et afro-americano centrée de l’Afrique mais on a tellement peu d’œuvres capable d’avoir ce genre d’impact. Certaines sur Twitter appellent ce genre « la wakandification de la pop culture africaine». Vous savez penser qu’on est tous et toutes (nous les Afro-descendant.es de lignée royale.

La blogueuse @Clumsy_Mummy rappelle d’ailleurs sur Twitter :

« chez les Soninkes tout le monde n’est pas roi ou reine ni chef de village … d’où les tensions dernièrement entre les castes des esclaves et les nobles.»

Dans mon pays d’origine (Haïti) on a également cette mentalité « Royale». Beaucoup de généraux disaient descendre de prince, royauté. C’est le cas de Toussaint Louverture qui est pour nous un Prince. Je ne sais toujours pas si on avait la preuve qu’il l’était vraiment… On raconte, au sujet de ses origines, qu’il aurait été le fils de Gahou Deguénon, un prince africain d’Allada (actuel Bénin). Cette rumeur circulait de son vivant et je pense qu’il n’a rien fait pour le démentir car on en avait besoin justement.

Peut-être que c’est normal qu’on veuille à tout prix être d’ascendance royale. On est juste toujours coincé dans cette phase où on est tellement pas traité comme des êtres humains depuis des siècles qu’on cherche à tout prix à se grandir. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec la réthorique Black is King de Beyoncé.

Pour bien appuyer ses dires, Beyoncé nous sort un film hauts en couleur et fort en symboles.

Brown skin girls est mon préféré 🤎
Oui le majordome est blanc et vous allez rien faire.

Mention spéciale pour tous les servants qui sont blancs. (Ce sont les seuls blancs dans le film.) J’ai éclaté de rire parce qu’elle est petty Bey il fallait le faire.

Celleux qui l’accusent de suprématie Noire et ne sont pas capable de voir que :

1. C’est de l’art ça sert également à faire passer des messages. Dans le cas présent le Noir étant le roi, le Blanc qui nous a esclavagisé nous sert. Oui on exprime notre rage à travers l’art : breaking news.

2. Qu’on vit dans une société tellement inégalitaire que ça n’arrivera jamais.

Je ne peux rien pour vous si vous êtes pas réceptifs chacun son truc, ainsi le monde est fait.

Concernant la production du film en lui même, d’un côté je suis un peu déçue que toutes ces jolies images soient la propriété de Disney mais en même temps c’est un peu hypocrite de ma part vu que je n’ai jamais été intéressée par Tidal. Donc who am I kidding ?

Pour conclure, non on est pas tous/toutes des fils/filles de Roi mais vous savez quoi ça change du trauma porn qu’on nous sert d’habitude. Mais y’a pas à dire Beyoncé elle est la Queen de la Pop Culture et elle nous le prouve encore une fois avec Black is King

Gaslighting du mouvement BLM en France

Tourner au ridicule un mouvement antiraciste en France est monnaie courante. Et BLM n’échappe pas à la règle.

Entre les médias qui veulent nous faire croire que le racisme s’arrête aux frontières des USA et les marques surfant sur la vague #BlackLivesMatter, on est vraiment pas gâté ! On demande que les choses changent et on se retrouve avec du gaslighting à tous les niveaux de la société.

Pourquoi on parle de gaslighting ?

Si vous vous dites « tout de suite les grands mots » sachez que c’est un phénomène assez courant dans notre société.

Là on se retrouve face à une déformation de ce que représente le mouvement Black lives matter. Tout se retrouve faussée afin de nous faire nous noir.es douter de notre perception de l’injustice, de nos convictions.

Oui cela commence à ressembler à du gaslighting quand des grandes sociétés font remettre en question la réalité des événements en fabriquant non seulement des fausses polémiques mais en ridiculisant les Noir.es. À la base l’idée c’était que la police soit tenue pour responsable lorsqu’elle assassine des gens.

Dans les grandes lignes le mouvement BLM s’attaque aux questions suivantes :

Abolition de la police, stop au racisme, #representationsmatter, engagez des Noirs, démanteler le racisme systématique. Et que propose les Blancs ayant le pouvoir de changer les choses en France ?

Au fond qu’une entreprise comme l’Oréal enlève les mots blanchissant et blanche de crèmes qui restent toujours avec des compositions hyper dangereuses pour la peau noire ça nous importe peu.

Car :

1. L’Oréal ne supprime pas les produits blanchissants donc contribue à créer les problèmes engendrés par le blanchiment.

2. La marque en profite pour se faire mousser. « Regardez #BLM on supprime le mot blanc partout ».

Sauf que… personne vous a rien demandé L’Oréal au mieux si la marque voulait vraiment changer les choses, recruter des Noir.es c’est déjà la base.

L’équipe dirigeante de l’Oréal 🤣

On se retrouve également avec des campagnes de communication tellement à côté de la plaque et frôlant l’irrespect. La déshumanisation d’hommes noirs qu’on appelle singe par exemple ne peut avoir comme réponse l’étalage des exploits sportifs.

Mais on le savait déjà que faire une action absurde et performative que personne n’a demandée cela ressemble à une sorte de merde antisociale que pondrait en sale de réunion des hommes blancs en haut de la pyramide pour garder leur statu quo et protéger leurs intérêts.

Eiffel : Illustration du male gaze au service du patriarcat

Avez-vous remarqué ce besoin dans le cinéma d’assoir la domination des hommes en romançant leurs relations avec des femmes à peine sortie de l’adolescence dont ils auraient pu être le père ? Il y’a d’ailleurs cette liste sur Sens Critique sur :

« Tous ces films où les vieux beaux finissent par se faire la jeunette et où la question de la différence d’âge ne se pose (presque) jamais … »

C’est ce à quoi on assiste avec le film Eiffel. Cette production française de Pathé qui a coûté la modique somme de 26 millions d’euros s’intéresse à l’histoire d’amour entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès.

Sauf que… dans la vrai vie, le couple avait en réalité douze ans d’écart. Les acteurs Emma Mackey et Romain Duris qui interprètent leurs rôles ont vingt-deux ans d’écart soit un rajout de dix ans à l’écran.

Emma Mackey 24 ans, Romain Duris 46 ans.

On peut penser que c’est anodin mais ça ne l’est pas. Si le but était de respecter à la lettre la différence d’âge entre Eiffel et sa conjointe on aurait plutôt eu droit à une actrice trentenaire et non une Emma Mackey âgée de 24 ans face à un Romain Duris quand à lui âgé de 46 ans. Tout ce que cela nous prouve c’est qu’en 2020 on continue à banaliser ce genre de relation sans penser aux conséquences réelles dans un monde régi par le patriarcat.

Car, on est en pleine manifestation du male gaze. Dans ces films souvent dirigés par des hommes, la culture visuelle dominante impose au public d’adopter une perspective d’homme hétérosexuel.

Si maintenant je vous révèle que le film Eiffel est dirigé, réalisé par un homme êtes-vous étonné ?

Après peut-on s’étonner qu’un acteur connu ai commencé à fréquenter sa femme quand celle-ci était âgée d’à peine dix-sept ans.

Après peut-on également s’étonner de voir un pédophile comme Polanski récompensé aux Césars ?

Si on retrouve systématiquement des couples à l’écran avec une forte différence d’âge et toujours dans le même sens il ne faut s’étonner de rien.

Et la team « Romain Duris est trop beau🥺 » en vrai on s’en fout, suivez un peu. C’est bien enrobé mais ce qu’on vous sert avec ce film c’est un fantasme masculin. Bienvenue en patriarcat !

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La propagande policière dans la pop culture

Vous avez remarqué que la télé est en boucle sur les show qui font l’apologie de la police ? Une étude américaine a démontré qu’il y avait trois cent séries ayant pour sujet la police à la télé en ce moment ! Dans quel monde a-t-on besoin des centaines de séries policières ?

Prenons par exemple le plus populaire dans le genre propagande policière : New York, police judiciaire aka Law & Order. Non seulement c’est un concentré de victim porn, mais en plus l’un des spinoff (Unité spéciale) s’est spécialisé dans l’utilisation de la douleur des femmes. Le pitch dit tout ce qu’il y’a à savoir dessus. Une unité spéciale de New York, dirigée par le lieutenant Olivia Benson, est chargée d’enquêter sur des crimes à connotations sexuelles en prenant en charge les victimes. Quand des viols deviennent divertissements pour tou.tes, il y’a beaucoup de questions à se poser sur ce qu’est devenue notre société.

Des décennies de brainwashing semblent avoir fait le taff. Beaucoup sont persuadés que la police passe son temps à protéger et servir. C’est ce qu’on appelle la copaganda, à savoir la propagande policière dans toute sa splendeur. Résultats de ce bourrage de crâne : en France pour parler de violences policières Cnews invite…. Veronique Genest. Elle était invitée en tant qu’actrice de la série Julie Lescaut. Si ça ce n’est pas de la désinformation. Car c’est quoi la légitimité d’une actrice blanche de série policière pour parler de la mort d’hommes noirs tués par la police ? Nous ne le saurons jamais.

Le pire dans toute cette propagande ? Beaucoup de show pourraient très bien exister sans le sujet flics. C’est le cas de Brooklynn99 ; toute la clique pourrait démissionner et rejoindre la caserne de pompiers et le show serait tout aussi drôle.

Car en cette période troublée ce qu’il nous faut c’est de la télé sur le démantèlement de la police, de la télé sur un futur sans police. Bref n’en avez vous pas assez de toute cette propagande ?

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Il faut qu’on parle de la série You

Quand deux sœurs regardent You (Netflix) ensemble ça donne quoi ?

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma petite sœur, elle a 19 ans et vit avec moi. C’est une crème et avec ma maladie, elle est d’un grand secours.

On a pris l’habitude de regarder des séries ensemble. Vu qu’elle est en fac de droit et que c’est grève time en ce moment, elle a du temps donc on a regardé You saison 2.

Je tiens à préciser que je ne portais pas cette série dans mon cœur.

La saison 1 je l’ai bien critiqué sur Twitter ; je suis arrivée

à l’épisode 4 j’étais au bout de ma vie, j’ai arrêté les frais. J’ai fini par demander à mes mutuals qui regardait de me spolier la fin de la série. J’avais zéro temps dans ma tête à consacrer à une histoire ou le héros est un harceleur.

Jusqu’à cette saison 2 et l’entrée en scène de ma sis.

Pour la petite histoire, elle a regardé You non pas une mais deux fois. La première avec sa meilleure amie, la seconde avec moi. Elle adore cette série et ne s’en cache pas. On discute beaucoup quand on bingwatch ensemble et je dois dire qu’à la base dès le début on n’était pas d’accord sur Joe.

Pour moi c’est un harceleur et pour ma petite sœur non. Je sais que j’ai des raisons valides de cocher toutes les cases « stalker » mais je n’arrivais vraiment pas à la convaincre. Les débats passionnés entre membres d’une même famille ou personne ne tombe d’accord vous connaissez ?

On est là à se regarder comme ça jusqu’à lâcher l’affaire.

J’ai lu pour les besoins de l’article, un interview de l’acteur jouant le personnage principal, il disait qu’il faut comprendre que les gens tombent dans le panneau car

  1. Tout est fait pour.
  1. White privilege.

Et c’est vrai !

Oui la saison 2 est beaucoup mieux écrite et en passant n’allez pas juger ma petite sœur ce n’est pas du tout le but de ce billet, c’est plutôt de montrer pourquoi on a des points de vue différents.

Pour elle quelqu’un qui n’a pas le visage du harceleur de prime abord ne l’est pas. C’est peut être une perception erronée du harcèlement qui lui a été peinte par la société en 19 ans. J’ai sûrement moi aussi ma part de responsabilité et j’ai failli en tant que grande sœur à tirer la sonnette d’alarme sur les différents types de stalk.

Car à bien y réfléchir : est-ce qu’on sensibilise les plus jeunes sur le harcèlement ?

Non.

Ce travail a-t-il été fait pour nous ?

Non.

Je veux bien admettre que You peut être vu comme un portrait de notre temps, de comment les privilèges change notre vision de la société mais par pitié lorsque vous regardez You, gardez toujours à l’esprit que Joe reste et restera à jamais un harceleur et un tueur en série.

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Le colorisme dans les séries afro-américains

Et si on parlait du colorisme dans les séries afro US ?
Beaucoup en manque de représentations du côté de la France doivent se demander je veux en venir. Critiquer les seules séries où on pouvait voir des familles noires peut paraître de trop…
Sachez cependant que pour chacune des séries afro américaine les plus mythiques, il suffit de comparer le traitement du rôle féminin lightskin vs le rôle féminin darkskin pour se rendre compte que le colorisme finit toujours par se mêler de la partie .
Prenons par exemple la série Martin datant des années 90. Dans le sitcom, Pam est stéréotypée dès le début comme une angry black woman, Martin la comparant souvent à un animal. Au contraire de Gina rôle féminin principal (comme de par hasard à la peau plus claire) qui a « le bon rôle » de la femme sympathique et aimante.
Comme si cela ne suffisait pas, on ne compte plus les actrices darkskin qui se sont fait remplacer par des actrices lightskin au fil des ans.
La preuve : toujours dans les années 90, le succès de la série le Prince de Bel Air n’empêche pas le départ de Janet Hubert jouant le rôle de Vivian Banks. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais pour la remplacer iels auraient pu choisir une actrice ressemblant à Janet Hubert mais non , le choix se porte sur une lightskin et c’est la raison pour laquelle cette action parle d’elle-même.
Rebelote dans Ma famille d’abord datant des années 2000. On sait que l’actrice qui jouait Claire, la jeune fille du couple a dû quitter la série pour des raisons familiales. Mais pourquoi elle a été remplacée par une jeune fille la plus claire de peau possible ?
Parce que les femmes noires ressemblant à Zozibini Tunzi la nouvelle miss Univers sont peu mises en avant.
Je me pose donc la question : les hommes noirs sont-ils les seuls darkskin autorisés dans les sitcoms afro américains ?
Si à cela vous me répondez : « ses séries datent de 20 à 30 ans », désolé de vous le dire mais rien n’a vraiment changé. Et pour vous le prouver, une image valant mille mots, que direz-vous de non pas une, mais deux photos de cast récent de shows afro sur Netflix ?

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Vous allez adorer détester The Politician

Il y’a quelque chose de troublant dans The Politician. Plus que le côté irrévérencieux dont on s’habitue facilement avec Ryan Murphy (toutes ses œuvres ont à mon sens pour but de choquer), sa nouvelle série sur Netflix m’a pourtant touchée.

Et puis y’a Jessica Lange ! Et rien que ça…

Décomplexer le cancer et les discriminations je ne suis pas sûr que ce soit du goût de tout le monde. Mais en tant que meuf noire avec un lymphome, vous ne vous imaginez pas combien c’est rafraîchissant de pouvoir rire indirectement de la maladie.

Peu de séries s’y risquent. Le cancer c’est THE sujet touchy de notre époque. Il y’a toujours une telle lourdeur quand on aborde le sujet. Ce n’est pas le cas dans The Politician.

Vous pourrez croire que je suis fan de la série à me lire. J’ai plein de trucs négatifs à dire dessus en vrai. Mais elle va pour sûr devenir fournisseur de meme et ça je vis pour !

Pour cette première saison, ce que j’en dis, si vous avez un peu de temps à tuer, donnez une chance à la série, qui aborde sans langue de bois les questions politiques, cancer et co.

Qui sait ? Elle pourrait peut-être vous surprendre…

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