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Il faut qu’on parle de la série You

Quand deux sœurs regardent You (Netflix) ensemble ça donne quoi ?

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma petite sœur, elle a 19 ans et vit avec moi. C’est une crème et avec ma maladie, elle est d’un grand secours.

On a pris l’habitude de regarder des séries ensemble. Vu qu’elle est en fac de droit et que c’est grève time en ce moment, elle a du temps donc on a regardé You saison 2.

Je tiens à préciser que je ne portais pas cette série dans mon cœur.

La saison 1 je l’ai bien critiqué sur Twitter ; je suis arrivée

à l’épisode 4 j’étais au bout de ma vie, j’ai arrêté les frais. J’ai fini par demander à mes mutuals qui regardait de me spolier la fin de la série. J’avais zéro temps dans ma tête à consacrer à une histoire ou le héros est un harceleur.

Jusqu’à cette saison 2 et l’entrée en scène de ma sis.

Pour la petite histoire, elle a regardé You non pas une mais deux fois. La première avec sa meilleure amie, la seconde avec moi. Elle adore cette série et ne s’en cache pas. On discute beaucoup quand on bingwatch ensemble et je dois dire qu’à la base dès le début on n’était pas d’accord sur Joe.

Pour moi c’est un harceleur et pour ma petite sœur non. Je sais que j’ai des raisons valides de cocher toutes les cases « stalker » mais je n’arrivais vraiment pas à la convaincre. Les débats passionnés entre membres d’une même famille ou personne ne tombe d’accord vous connaissez ?

On est là à se regarder comme ça jusqu’à lâcher l’affaire.

J’ai lu pour les besoins de l’article, un interview de l’acteur jouant le personnage principal, il disait qu’il faut comprendre que les gens tombent dans le panneau car

  1. Tout est fait pour.
  1. White privilege.

Et c’est vrai !

Oui la saison 2 est beaucoup mieux écrite et en passant n’allez pas juger ma petite sœur ce n’est pas du tout le but de ce billet, c’est plutôt de montrer pourquoi on a des points de vue différents.

Pour elle quelqu’un qui n’a pas le visage du harceleur de prime abord ne l’est pas. C’est peut être une perception erronée du harcèlement qui lui a été peinte par la société en 19 ans. J’ai sûrement moi aussi ma part de responsabilité et j’ai failli en tant que grande sœur à tirer la sonnette d’alarme sur les différents types de stalk.

Car à bien y réfléchir : est-ce qu’on sensibilise les plus jeunes sur le harcèlement ?

Non.

Ce travail a-t-il été fait pour nous ?

Non.

Je veux bien admettre que You peut être vu comme un portrait de notre temps, de comment les privilèges change notre vision de la société mais par pitié lorsque vous regardez You, gardez toujours à l’esprit que Joe reste et restera à jamais un harceleur et un tueur en série.

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Le colorisme dans les séries afro-américains

Et si on parlait du colorisme dans les séries afro US ?
Beaucoup en manque de représentations du côté de la France doivent se demander je veux en venir. Critiquer les seules séries où on pouvait voir des familles noires peut paraître de trop…
Sachez cependant que pour chacune des séries afro américaine les plus mythiques, il suffit de comparer le traitement du rôle féminin lightskin vs le rôle féminin darkskin pour se rendre compte que le colorisme finit toujours par se mêler de la partie .
Prenons par exemple la série Martin datant des années 90. Dans le sitcom, Pam est stéréotypée dès le début comme une angry black woman, Martin la comparant souvent à un animal. Au contraire de Gina rôle féminin principal (comme de par hasard à la peau plus claire) qui a « le bon rôle » de la femme sympathique et aimante.
Comme si cela ne suffisait pas, on ne compte plus les actrices darkskin qui se sont fait remplacer par des actrices lightskin au fil des ans.
La preuve : toujours dans les années 90, le succès de la série le Prince de Bel Air n’empêche pas le départ de Janet Hubert jouant le rôle de Vivian Banks. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais pour la remplacer iels auraient pu choisir une actrice ressemblant à Janet Hubert mais non , le choix se porte sur une lightskin et c’est la raison pour laquelle cette action parle d’elle-même.
Rebelote dans Ma famille d’abord datant des années 2000. On sait que l’actrice qui jouait Claire, la jeune fille du couple a dû quitter la série pour des raisons familiales. Mais pourquoi elle a été remplacée par une jeune fille la plus claire de peau possible ?
Parce que les femmes noires ressemblant à Zozibini Tunzi la nouvelle miss Univers sont peu mises en avant.
Je me pose donc la question : les hommes noirs sont-ils les seuls darkskin autorisés dans les sitcoms afro américains ?
Si à cela vous me répondez : « ses séries datent de 20 à 30 ans », désolé de vous le dire mais rien n’a vraiment changé. Et pour vous le prouver, une image valant mille mots, que direz-vous de non pas une, mais deux photos de cast récent de shows afro sur Netflix ?

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Vous allez adorer détester The Politician

Il y’a quelque chose de troublant dans The Politician. Plus que le côté irrévérencieux dont on s’habitue facilement avec Ryan Murphy (toutes ses œuvres ont à mon sens pour but de choquer), sa nouvelle série sur Netflix m’a pourtant touchée.

Et puis y’a Jessica Lange ! Et rien que ça…

Décomplexer le cancer et les discriminations je ne suis pas sûr que ce soit du goût de tout le monde. Mais en tant que meuf noire avec un lymphome, vous ne vous imaginez pas combien c’est rafraîchissant de pouvoir rire indirectement de la maladie.

Peu de séries s’y risquent. Le cancer c’est THE sujet touchy de notre époque. Il y’a toujours une telle lourdeur quand on aborde le sujet. Ce n’est pas le cas dans The Politician.

Vous pourrez croire que je suis fan de la série à me lire. J’ai plein de trucs négatifs à dire dessus en vrai. Mais elle va pour sûr devenir fournisseur de meme et ça je vis pour !

Pour cette première saison, ce que j’en dis, si vous avez un peu de temps à tuer, donnez une chance à la série, qui aborde sans langue de bois les questions politiques, cancer et co.

Qui sait ? Elle pourrait peut-être vous surprendre…

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Je suis une femme noire et je n’ai jamais regardé When They See Us

La victoire de l’acteur Jharrel Jerome aux Emmys me comble de joie, pourtant des mois après la sortie de la série When They see Us sur Netflix, elle me dérange toujours autant.

Oui je sais je suis assez contradictoire mais la vie est ainsi faite. Je n’ai que de l’amour pour Ava Duvernay qui a créé cette mini série.

Le pitch pour celleux qui n’ont pas suivi : Cinq adolescents noirs (c’est important de le souligner) se retrouvent au mauvais endroit et au mauvais moment, et vont être contraints d’avouer un crime qu’ils n’ont pas commis : le viol d’une joggeuse àCentral Park.

Ils seront condamnés et passeront de longues années en prison jusqu’au jour où les aveux du véritable violeur (blanc) permettront enfin de les innocenter.

J’ai décidé que je n’allais pas regarder la série car ça sera sans moi pour l’ère du trauma porn, j’ai déjà donné. Dix ans qu’on romance les violences policières tellement que ça devient de plus en plus de la fiction pour les gens. Tout ce matraquage médiatique autour d’une histoire aussi poignante m’a beaucoup gênée. J’en ai marre que la souffrance noire ne soit légitime que pour nourrir la société du spectacle de nos corps et de nos vies broyés par tout un système.

Voilà en tant que femme noire ce que j’en ai à dire. Ce qui me fait me poser encore la question, qui est vraiment la cible pour ce genre d’histoires ?

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Unbeilevable : État policier et traitement des victimes de viol

Avant lecture de ce billet je tiens à le préciser : TW violences policières et viol.

When they see us, Manhunt Unabomber, Mindhunter, 7 secondes : je crois qu’on l’a compris, Netflix veut révolutionner le genre policier.

Et pour cause, le géant californien n’hésite pas à se payer les meilleurs scénaristes ; Ava Duvernay, David Fincher pour ne citer qu’elleux.

Même si de mon point de vue, le trauma porn est omniprésent dans le traitement de leurs séries policières, iels ont au moins le mérite de ne pas idéaliser le système. Pour ça on a déjà les grands classiques : Law & Order, CSI, NCIS qui nous sert à longueur de temps la morale du bon flic prêt.e à risquer sa vie pour protéger et servir.

Dans Unbeleivable les flics sont humains et très souvent faillibles. Ce qui veut dire : chacun.e pour sa pomme ! On apprend d’ailleurs avec la série que plusieurs études montrent que 40 % des policiers auraient été violents avec leur conjointe.

Cette fiction nous mets face à une vérité criante ; non seulement le système est faillible mais en plus les victimes de viol sont les grandes oubliées du système judiciaire.

L’histoire suit une jeune femme accusée d’avoir menti au sujet d’un viol, et deux policières enquêtant sur une vague d’agressions similaires.

Portée par Toni Collette, Merritt Wever et Kaitlyn Dever, Unbelievable est adaptée d’une histoire vraie, qui a fait l’objet de l’article de T. Christian Miller et Ken Armstrong, An Unbelievable Story of Rape, récompensé par un prix Pulitzer.

Ce qui m’a le plus marquée ce n’est pas qu’une victime de viol ne soit pas prise au sérieux par des policiers, ce n’est pas une surprise, des histoires de ce genre on en voit passer plusieurs. Mais plutôt le fait (il faut le préciser car c’est un fait important) que la victime soit tout en bas de l’échelle. Ici elle est orpheline, et le traitement méprisant qu’elle subit par les policiers masculins et le fait que l’enquête sur le violeur en série piétinait jusqu’à ce que deux femmes policières s’en emparent parle de lui-même.

Si on laisse de côté tout le trauma porn, la série nous amène à dires : mais que fait la police ?

Lana Fucking Del Rey

C’est marrant la perception que tout le monde a de Lana Del Rey juste parce qu’elle est blanche. Elle aura beau appeler un album Norman Fucking Rockwell, la presse lui collera toujours une étiquette de sainte nitouche à chaque fois.

Quand Le Parisien titre Lana Del Rey : un nouvel album tout en douceur je me demande vraiment si on a écouté le même album. Parce que bon l’album débute par un : « Goddamn, man-child

You fucked me so good that I almost said, « I love you » ».

Peu importe le nombre de Fuck, shit, bitch par chanson, elle garde pour les médias cette image de blanche pure et douce.

Extrait de la critique du Parisien

À la limite on pourrait dire que ce disque a un vibe nostalgique. Mais c’est le cas pour tout avec Lana Del Rey c’est dans ce qu’elle dégage, on la croirait sorti tout droit d’une gravure des années 60, c’est pas nouveau.

Mais c’est pas parce que Lana Del Rey chuchote à vos oreilles, qu’on doit faire abstraction du fait qu’il y’a rien de délicat dans cet album. Ses lyrics sont assez crus, sa vidéo Doin’ Time a un côté voyeuriste que je ne lui reproche nullement mais qu’on ne peut pas ignorer. Des chanteuses noires comme Rihanna, Normani par exemple se sont fait hyper sexualiser pour moins que ça.

Imaginez le clip de Doin’ Time avec Nicki Minnaj à la place de Lana par exemple et ce serai déjà pas les mêmes éléments de langage.

Ma réaction devant Lana Géante et Dieu sait que je suis une meuf bizarre

Le même journal (Le Parisien donc) soulignait dans la même semaine le style provocateur de la rappeuse américaine pour parler de sa retraite par exemple. Alors qu’on leur a rien demandé…

Quand on vous dit que même en Pop Culture les perceptions sont influencées par la couleur de peau ! La preuve par A + B.

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Le racisme dans la culture du football

Thuram a ouvert une boîte de Pandore en critiquant le racisme lié à la culture du Football. Ses critiques font suite aux cris de singes reçus par Romelu Lukaku à Cagliari.

Il n’est pas si loin le temps où des joueurs noirs recevaient également des peaux de banane dans la gueule. Un supporter de Tottenham entendu par la police pour avoir jeté en 2018 une peau de banane en direction de l’attaquant gabonais d’Arsenal jurait ne pas être raciste pour un sou !

Des faits comme celui là il y’en a à la pelle chaque année.

Mais Pierre Mènes veut nous faire croire que le racisme dans le foot c’est Jean Mi qui ne monte pas sur le terrain parce qu’il est blanc. Même s’il est médiocre.

Vraiment ce ne sont ni les attaques gratuites, ni les cris de singes le racisme dans le foot. Non non, le gros problème du c’est l’absence de Jean Mi.

Si ça c’est pas du grand complexe de supériorité

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Riverdale, 13 Reasons Why : Quand la misogynoir est au cœur des fandoms de séries teens US

Cette semaine on a eu droit à la sortie d’une troisième saison pas nécessaire sur Netflix de 13 Reasons Why ; l’une de leurs séries phares pour ados. L’actrice Grace Saif, qui joue une certaine Ani dans la série a supprimé tous ses réseaux sociaux. La raison ? Des fans ont essayé de l’intimider en écrivant des commentaires sur Internet car iels sont racistes, iels n’aiment pas son personnage.

L’actrice Grace Saïf

Le but de la série est de sensibiliser sur le harcèlement, on pourrait donc penser que les fans y réfléchiraient à deux fois. Et ben non ! Avouez que c’est quand même le comble pour une série censée lutter contre le harcèlement (lol) mais ça ne nous surprend plus l’harcèlement quotidien d’actrices noires.

Sur Twitter l’actrice de Riverdale (encore un teen show Netflix décidément) Ashleigh Murray a confié avoir elle aussi été victime d’insultes à caractère raciste.

Des gens m’ont traitée de singe, de trash, dit que j’étais une ratée, une noire sans classe, et m’ont dit de sauter dans un four parce que… Josie a embrassé Archie » écrit-elle

Le problème avec cette misogynoir qui s’étale sur les réseaux, c’est qu’elles ne sont pas vu comme des actrices mais plutôt des objets d’une haine qui font que toutes les raisons sont bonnes pour les renvoyer à des comparaisons douteuses et racistes.

On a pu le voir à maintes reprises dans la Pop Culture que ce soit avec des jeunes chanteuses comme Normani ou des actrices noires, en particulier à l’ère des réseaux sociaux. Pour ne citer qu’elles : la façon dont les fans ont traité Candice Patton (Flash), Anna Diop (Titans), Grace Saif (13 Reasons Why) et Ashleigh Murray (Riverdale) nous prouvent que peu importe le talent, le jeu d’acteur, c’est bien le racisme qui est à la base de leur harcèlement en ligne.

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Le cas Asap Rocky : see when you do clownery

J’ai une pote qui raconte a qui veut l’entendre comment elle a fumé un joint avec Asap Rocky dans l’un de ces clubs In à Paris, et je me refais à chaque fois le film de comment ça se passerait différemment avec moi à sa place, ou si j’étais dans ce club avec elle. Enfin, remettons en contexte, j’ai eu pendant toute ma vingtaine un crush pour ses talents d’artiste, son génie musical, son style vestimentaire et j’en passe. Sauf que la brown skin girl que je suis n’aurait pas pu approcher Asap Rocky.

C’est bien le mec qui a déclaré darkskin girls shouldn’t wear red lipstick. Et de toute façon ce genre de boites m’aurait même pas laissé entrer.

Je n’aime même pas les boites de nuit et Asap s’en foutait des questions de races (sociales les races calmez-vous) c’est bien le mec qui a déclaré, je cite : I live in Soho and Beverly Hills. I can’t relate quand on lui parlait de morts pour violences policières.

Le mec qui est sorti avec que des meufs blanches, des modèles au corps de rêve si on en croit les diktats de la société. Les deux seules meufs noires dans le lot étaient Badgyal Ririh et Chanel Iman. Je ne suis clairement pas le soutien qu’il souhaite.

Par contre ses potes de la West Coast. Hormis Asap Ferg ; logique vu qu’il fait partie de l’Asap Mob sa clique quoi, bah on a pas non plus vu les soutiens défiler.

Justin Bieber a bien posté la pétition sur son Insta mais on se doute bien qu’en ce moment il a besoin de se faire mousser, surtout après l’épisode Taylor Swift.

Rihanna, Hailey Baldwin Bieber (elle y tient donc je précise) se sont bien fendu d’un seul post, 24h dans leur vie en gros. G-Eazy s’est également fait mousser en faisant le blanc conscient de ses privilèges tout ça parce qu’il a fait un seul jour en prison en Suède pour possession de drogue.

Le pire dans tout ça ? Ces contacts à Calabasas l’ont pas aidé. Kanye West a demandé à Kim Kardashian qui a demandé à Donald Trump d’aider le bougre. Eh ben il aurait pas dû vu le capital sympathie de Trump, les suédois voulaient rien lâcher et ont donc rallongé ses semaines en prison.

Pour conclure je n’ai qu’une seule chose à dire, surtout que tout ce que je lui souhaite avec tout son potentiel c’est d’avoir mûri pendant ces 3 semaines en cage.

Aujourd’hui il est libre et maintient que l’expérience l’a rendu humble. J’ose espérer que c’est le cas. C’est en tout cas tout ce que je lui souhaite !

The Gift de Beyoncé C’est ce qu’on appelle un collab project

Ce billet fait suite à celui sur l’album collab project no.6 d’Ed Sheeran.

Je sais que certain.es auront du mal à comprendre mais la ligne est mince entre appréciation culturelle et appropriation culturel. Ma critique d’Ed Sheeran n’était pas gratuite et je n’ai rien contre les albums de collaboration. Mais celui-ci est le parfait exemple de ce qu’est l’esprit culture vulture au contraire de l’album de collaboration de Beyoncé : the Gift.

Ce project collab est vraiment un cadeau 🎁 et je vous explique en quoi il n’est pas comme les autres.

POURQUOI

Ici on a un thème : Africa Spirit en lien avec la sortie du roi Lion. C’est la voix de Nala qu’on entend, et non celle de Beyoncé.

Parce que oui faire un album méli-mélo sans aucun lien, sans qu’on sache le pourquoi du comment juste pour être dans les charts en tant qu’artiste en 2019 c’est simplement plus possible. Tellement que j’ai honte de comparer les deux projets !

COMMENT

On ressent artistiquement une envie de mettre en avant des sonorités africaines et de les faire découvrir aux novices de l’afro fusion, afrobeat …

Ses choix vestimentaires également ne sont pas à prendre à la légère ; un serre tête qui est une création de la styliste ivoirienne Lafalaise Dion.

Lafalaise Dion

Ses tenues provenant encore de stylistes du continent telle que cette pièce de Tongoro Studio nous révèle également cette appréciation d’une culture africaine plurielle.

Tongoro Studio

Sur certains sons comme JA ARA E de Burna Boy, Keys to the Kingdom de Tiwa Savage & Mr Eazi, Beyoncé s’efface pour nous laisser apprécier et découvrir. Ce que n’a pas du tout fait Ed Sheeran.

Une image vaut milles mots.

Ceci est gênant
Ceci est un hommage

I mean, si vous êtes pas capable après ce billet de voir la différence entre appropriation et appréciation : je peux plus rien pour vous !