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Unbeilevable : État policier et traitement des victimes de viol

Avant lecture de ce billet je tiens à le préciser : TW violences policières et viol.

When they see us, Manhunt Unabomber, Mindhunter, 7 secondes : je crois qu’on l’a compris, Netflix veut révolutionner le genre policier.

Et pour cause, le géant californien n’hésite pas à se payer les meilleurs scénaristes ; Ava Duvernay, David Fincher pour ne citer qu’elleux.

Même si de mon point de vue, le trauma porn est omniprésent dans le traitement de leurs séries policières, iels ont au moins le mérite de ne pas idéaliser le système. Pour ça on a déjà les grands classiques : Law & Order, CSI, NCIS qui nous sert à longueur de temps la morale du bon flic prêt.e à risquer sa vie pour protéger et servir.

Dans Unbeleivable les flics sont humains et très souvent faillibles. Ce qui veut dire : chacun.e pour sa pomme ! On apprend d’ailleurs avec la série que plusieurs études montrent que 40 % des policiers auraient été violents avec leur conjointe.

Cette fiction nous mets face à une vérité criante ; non seulement le système est faillible mais en plus les victimes de viol sont les grandes oubliées du système judiciaire.

L’histoire suit une jeune femme accusée d’avoir menti au sujet d’un viol, et deux policières enquêtant sur une vague d’agressions similaires.

Portée par Toni Collette, Merritt Wever et Kaitlyn Dever, Unbelievable est adaptée d’une histoire vraie, qui a fait l’objet de l’article de T. Christian Miller et Ken Armstrong, An Unbelievable Story of Rape, récompensé par un prix Pulitzer.

Ce qui m’a le plus marquée ce n’est pas qu’une victime de viol ne soit pas prise au sérieux par des policiers, ce n’est pas une surprise, des histoires de ce genre on en voit passer plusieurs. Mais plutôt le fait (il faut le préciser car c’est un fait important) que la victime soit tout en bas de l’échelle. Ici elle est orpheline, et le traitement méprisant qu’elle subit par les policiers masculins et le fait que l’enquête sur le violeur en série piétinait jusqu’à ce que deux femmes policières s’en emparent parle de lui-même.

Si on laisse de côté tout le trauma porn, la série nous amène à dires : mais que fait la police ?